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18 mars 2025
La distribution de bétails est, avec le don de serres agricoles, un des chevaux de bataille de Solidarité Kosovo pour sortir les familles des enclaves de la misère et les aider à tendre vers l’autonomie alimentaire. En 2024, plus de 30 foyers chrétiens ont reçu une ou plusieurs bêtes d’élevage grâce aux 55.000€ récoltés auprès de nos donateurs en faveur de ce dispositif de soutien agricole. Pour sortir durablement de la pauvreté Offrir un animal d’élevage c’est donner un capital à une famille auquel elle peut s’accrocher pour sortir de la misère. C’est le leitmotiv de l’opération de distribution de bétails aux familles les plus vulnérables du Kosovo-Métochie. La force de cette action est de responsabiliser les bénéficiaires dès le début du projet, d’éviter l’assistanat. Les femmes et les hommes qui reçoivent les animaux s’engagent à les élever et à adopter des pratiques d’élevage respectueuses du bien-être animal. « Nous nous sentons moins vulnérables » Edita et sa famille sont devenus propriétaires en novembre dernier d’une vache laitière tout comme 18 autres foyers serbes. « Notre vache, on la traite comme un membre de la famille. Depuis son arrivée, on se sent sécurisé. Elle nous a déjà tant apportée », confie la vieille femme en caressant tendrement l’animal. « Le lait qu’elle donne représente des protéines essentielles dont bénéficie toute notre famille. Parfois, si la traite est bonne, j’arrive à en ressortir un litre de plus que je troque à ma voisine contre de bons œufs. C’est une évidence, depuis que nous avons notre vache, nous nous nourrissons mieux en quantité et en qualité. On se sent moins vulnérables. » Un atout dans le maintien de la fertilité des sols A quelques enclaves de là vit la famille Stankovic qui possède depuis quelques mois un cheptel de ovins à l’instar de neuf autres familles du Kosovo. Milos, le père de famille est entouré d’une drôle de troupe. Cinq moutons, posés sur quatre fines pattes montées sur une grosse pelote de laine. Leurs nez viennent doucement à la rencontre de la main tendue de l’agriculteur pendant qu’il parle avec Svetlana, directrice de la soupe diocésaine qui copilote le projet. Il lui confirme les bénéfices de sa nouvelle activité : « En plus des ressources directes que cet élevage procure, lait, fromage et laine, les moutons sont un atout dans le maintien de la fertilité de nos sols par le transfert des matières organiques animales vers les terres de culture. » Super-Biquettes Debout avant le lever du soleil, Marina commence sa journée par l’allumage du feu et la traite des cinq chèvres qu’elle a reçues au printemps dernier grâce à Solidarité Kosovo. Son quotidien de bergère et de maman est bien rempli. Il est 9 heures et trois petits bambins, Luna, Mirko et Sacha, encore tout endormis viennent la rejoindre dans la cuisine. Ils avalent leurs bols de lait de chèvre et croquent à pleine dents dans leurs tartines de beurre jaune comme le soleil pendant que Marina s’affaire aux fourneaux. Cuillère en bois à la main, elle mélange délicatement dans une casserole cuivrée le lait de la traite matinale aux ferments et à la pressure. Les crottins de chèvre sont en marche. En attendant, l’odeur du lait de chèvre très prononcée n’a vraiment pas l’air de déranger la famille. « Les enfants sont si heureux et fiers d’avoir des chèvres. Ils s’amusent beaucoup avec et en prennent soin aussi. Ils les ont baptisés de « Super-Biquettes » » explique Marina dans un éclat de rire. L’heure tourne et le devoir l’appelle à nouveau dans l’abri, c’est l’heure de la coupe de bois et de foin. Sous les yeux attentifs et admiratifs de ses enfants, Marina s’applique au travail, « heureuse de pouvoir mieux nourrir sa famille grâce aux chèvres ». Quatre autres familles des enclaves sont devenues propriétaires d’un cheptel caprin grâce au programme agricole de Solidarité Kosovo. Souhaitons-leur les mêmes récoltes et les mêmes joies que celles de Marina et de ses trois enfants.
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27 novembre 2024
Pour la huitième année consécutive, Solidarité Kosovo mène une vaste campagne de distribution de serres agricoles aux familles les plus nécessiteuses. Cette année, la générosité des donateurs a permis de réunir 32.400€ grâce auxquels quarante-huit ménages ont reçu leurs serres. Gros plan sur la crise alimentaire dans les enclaves et la réponse humanitaire déployée. La faim utilisée comme une arme de guerre Les enclaves du Kosovo sont confrontées à une augmentation de l’insécurité alimentaire par rapport à 2023. Les pressions politiques constantes et les intimidations quotidiennes ont exacerbé les vulnérabilités, entraînant une situation nutritionnelle préoccupante. Isolés, les Serbes souffrent d’une grave insécurité en étant privés d’accès à des aliments nutritifs en quantité suffisante. Si l’urgence nutritionnelle est aujourd’hui criante, elle n’est hélas pas nouvelle. Durant la guerre, la plupart des terres agricoles chrétiennes, des machines, des puits, des routes et des autres biens essentiels à la production, à la transformation et à la distribution des aliments ont été détruits, abîmés voire même usurpés. Cette situation a créé une dépendance à l’égard de l’aide humanitaire. Selon Svetlana, directrice de la soupe diocésaine, la majorité des ménages serbes de la région n’ont pas accès à une alimentation saine et nutritive et se trouvent en situation de crise et d’urgence. Elle alerte : “ Les employés de la soupe diocésaine parcourent chaque jour les enclaves de fond en comble pour distribuer deux mille repas chaud. Ils sont les premiers témoins du niveau d’insécurité alimentaire et nutritionnelle qui sont particulièrement inquiétants chez les enfants et les personnes âgés. Il est essentiel de réhabiliter les systèmes de production alimentaire comme nous le faisons avec la création du complexe agricole de Novo Brdo. Il est indispensable d’agir également sur le plus petit échelon de notre communauté, le foyer ». Les serres sont des jardins de santé Une volonté qui s’est concrétisée en 2016 lorsque Solidarité Kosovo a installé la première serre agricole dans l’enclave de Laplje Selo. Depuis, plus de deux cents familles sont bénéficiaires de cette opération. « Nous consommons ce que nous produisons » explique Stana, veuve et mère de quatre enfants. Tomates, oignons, concombres, les espèces cultivées sont locales et nombreuses, ce qui permet une rotation des cultures et une diversification alimentaire indispensable pour éviter les maladies dont la sous-nutrition. Grâce aux « jardins de santé » que Solidarité Kosovo sème depuis huit ans, la communauté chrétienne et plus particulièrement les enfants, les personnes âgées ainsi que les femmes enceintes et allaitantes reçoivent tous les nutriments nécessaires au cours de l’année. Passer de l’urgence au développement En plus de subvenir aux besoins du ménage, la culture sous serres procure une source de revenus grâce à la commercialisation d’une partie de la production. Le développement de cette activité génératrice de revenus est une étape essentielle pour favoriser leur sécurité alimentaire de façon durable, réduire leur dépendance à l’assistance humanitaire et renforcer l’économie locale.
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28 août 2024
Dans quelques semaines, l’Église de la Nativité de la Sainte Vierge sera de nouveau ouverte au culte après des mois de travaux de réhabilitation. En attendant, les ouvriers s'activent pour respecter le calendrier et redonner à l’église sa splendeur d’antan, sous les yeux curieux et impatients de ses fidèles. Les travaux touchent à leur fin Depuis la fin mai, le vaste chantier de l’église rythme la vie de l’enclave. Le son des marteaux-piqueurs, des perceuses, des barres en métal qui se cognent à la mise en place d'un échafaudage, des engins qui arrivent et qui repartent … les bruits de chantier résonnent les uns après les autres. C’est une période de travaux intenses qui s’achèvera avec le début de l’automne. Un chantier nécessaire pour réhabiliter et sécuriser la paroisse devenue vétuste : rupture de canalisations enterrées, affaissement des charpentes, fissures importantes en façade, etc. Soulagement et inspiration Assis dans un coin ombragé du jardin, Père Nenad observe le chantier, souriant et silencieux. « C’est un vrai soulagement ces travaux, ils étaient tant attendus » dit-il dans un vacarme ambiant. « Ils permettent à la fois de rénover, sécuriser et valoriser notre patrimoine le plus cher ». Le prêtre qui officie dans la paroisse depuis plus d’une décennie rappelle l’importance de l’église au sein de sa communauté : « Ce lieu dans lequel on peut s’identifier. Cette église rappelle que nous sommes nous-mêmes une construction ». Les cloches sonneront à nouveau Initié par le diocèse du Kosovo-Métochie, soutenu par Solidarité Kosovo à hauteur de 30.000euros, le chantier approche de sa fin. Bientôt, l’église se libèrera de ses travaux et montrera sa métamorphose. Bientôt, le bruit des chantiers se tuera et les cloches de l’église de la Nativité de la Sainte Vierge sonneront à nouveau. Saint Jérémie, protecteur du villageSelon la croyance des habitants de cette région, Saint Jérémie est le saint patron grâce auquel Gorazdevac a survécu aux moments les plus difficiles de son histoire. C’est grâce à sa protection spéciale que le village a résisté en autre à cinq siècles de domination ottomane et aux multiples attaques aux mortiers perpétrées par des extrémistes musulmans en 2004.S’il est vénéré et invoqué tout au long de l’année, Saint-Jérémie est célébré le 14 mai. Ce jour là, le village est en émoi. Les habitants se rassemblent à l’église de la Nativité pour assister à la liturgie qui est suivie par la traditionnelle procession. La commémoration se poursuit avec un programme culturel réunissant des poètes à la chorale de la paroisse pour offrir un moment de communion exceptionnelle. Cette année, Père Nenad avait clôturé la manifestation en rappelant que "Notre mission est de rester fidèles à notre Église, car elle constitue le fondement de notre existence nationale depuis des siècles. Il est crucial que ce type d'esprit, en particulier parmi les jeunes, survive au Kosovo. Il est très important que nous préservons nos coutumes et nos traditions et n'abandonnons jamais cela et préservons notre patrimoine culturel matériel, nos églises et nos monastères, qui sont ce que le peuple serbe a de plus précieux ».
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27 avril 2024
Dimanche 31 mars, les cloches ont sonné à la volée en France pour célébrer la fête de Pâques. En raison de la divergence calendaire grégorien et julien, il faut encore attendre le 5 mai pour rompre le carême très suivi au Kosovo et échanger en lieu et place des salutations « Hristos Voskrese ! », Christ est ressuscité! Pour les Serbes du Kosovo opprimés, cette solennité revêt un sens d’autant plus symbolique qu’elle célèbre la victoire de la vie sur la mort. Dans ce contexte d’espoir, Solidarité Kosovo s'est engagée dans un projet inédit et dont la récente histoire met justement en scène cette revanche de la lumière sur les ténèbres. Le projet se situe à Prizren, cette ville au passé glorieux et tragique, située au sud du Kosovo. Il est intiment lié à son établissement supérieur dédié à la formation des prêtres. Le séminaire de Prizren a déjà connu cent cinquante-deux ans d’histoire et de tumultes. Sa destinée suit celle du peuple serbe du Kosovo. Prestigieux dès sa création en 1872, le séminaire est la première école d’enseignement secondaire dans la région des Balkans. Des personnalités éminentes de la vie ecclésiale en sont diplômées. Parmi elles se trouve le patriarche Pavle qui est la personnalité religieuse la plus aimée du peuple serbe aujourd’hui encore, quinze ans après sa mort. Prise pour cible lors des pogroms antichrétiens de mars 2004,l’institution éducative est entièrement ravagée par les flammes. Réduite en cendres, elle interrompt son histoire jusqu’en 2016. Cette année-là, la première génération de séminaristes d’après-guerre réinvestit les lieux sacrés. Au fil des années, le séminaire reprend toute sa place dans une ville qui ne compte plus qu’une famille serbe sur les cinq mille chassées durant la guerre. Comment ne pas voir dans cette histoire non seulement l’incroyable résilience des chrétiens du Kosovo mais également, en ce temps pascal, le symbole du Christ, mis à mort mais ressuscité? Vingt ans après le pogrom, l’héritage chrétien renait de ses cendres Actuellement, vingt-sept jeunes gens du diocèse se préparent à devenir prêtres et se trouvent à différents stades de leur formation sacerdotale, de la première à la cinquième année. Il y a lieu de se réjouir que ce diocèse compte un nombre assez élevé de vocations, en provenance des enclaves du Kosovo et qui, d’une année sur l’autre, ne cesse d’augmenter. Cette tendance révèle que la violence subie par les Serbes du Kosovo n’impacte pas leur foi mais bien au contraire la renforce. Notre projet inédit au service des séminaristes de Prizren Le séminaire a été détruit en 2004. Au cours de cet incendie terroriste, l’église de l’institution a également péri. Située à quelques pas du séminaire, la paroisse Sainte-Dimanche (Sveta Nedelja) a été piégée par les flammes. Autrefois connue pour son magnifique parement de pierre et de brique typiquement byzantin, le sinistre a laissé place à un spectacle de désolation. Pour le séminaire, c’est un traumatisme qui dure toujours. Contrairement à l’école qui a été reconstruite à partir de 2011, l’église du séminaire n’a pu être que sécurisée à ce jour, faute de moyens. Il est grand temps de rendre à cet édifice du XIVe siècle sa splendeur d’antan! Solidarité Kosovo va financé la restauration de l’église Sainte-Dimanche pour la rendre au culte après une interruption de vingt ans. La rénovation du patrimoine chrétien fait partie de l’ADN de Solidarité Kosovo. En préservant et consolidant les joyaux de la culture chrétienne au Kosovo, notre action sert à la fois à la défense de la foi et de l’identité de la minorité serbe. Ce magnifique chantier commencera juste après la fête de Pâques, début mai, et sera confié aux mains expertes d’artisans serbes. Il nous tarde de montrer les photographies des travaux sur l’iconostase, la structure en bois, les sculptures, les peintures et dorures des murs ! Mais pour ce faire, Solidarité Kosovo a besoin de votre soutien pour réunir la somme de 30000 € et nous vous invitons à faire un don dès aujourd’hui pour permettre aux séminaristes de retrouver leur église. Vingt ans après le passage des flammes, ensemble nous pouvons faire passer l’église Sainte-Dimanche de la nuit du néant à la lumière de la vie. Nous vous donnerons rapidement des nouvelles de ce projet de rénovation si stratégique pour les Serbes du Kosovo et vous remercions pour votre soutien. JE FAIS UN DON Par votre don, vous avez le pouvoir de poursuivre un effort sur le long terme de rénovation du séminaire de Prizren. L’église Sainte-Dimanche n’attend que votre don pour retrouver son éclat passé.Imaginez demain les séminaristes de Prizren servir pour la première fois après vingt ans d’interruption la messe dans ce lieu saint grâce à votre mobilisation! N’attendez pas, les travaux de rénovation commenceront dans quelques jours et nous vous invitons à nous donner sans plus attendre les moyens de les réaliser.
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12 février 2024
Un des piliers de Solidarité Kosovo est la protection du patrimoine chrétien en danger, soit parce qu’ils sont la cible d’actes de vandalisme et de violence soit parce que le passage du temps fait des ravages que les communautés serbes peinent à réparer faute de moyens. À Gorazdevac, la nature a planté le décor. D’immenses falaises noires et abruptes aux noms évocateurs de Prokletije, signifiant littéralement monts maudits, encerclent la petite bourgade de Métochie. L’un des derniers îlots serbes La superstition n’a pourtant jamais effleuré ses habitants pas même dans les moments les plus tragiques de son histoire. Comme en mars 2004, lorsque les pogroms anti-chrétiens ont fait rage au Kosovo. Gorazdevac n’a pas vacillé. Attaqué aux mortiers à plusieurs reprises par des extrémistes musulmans, les villageois ont repoussé les assaillants comptant sur leur seul courage et « l’aide de Dieu », comme ils aiment à le préciser. Figurant parmi les derniers îlots chrétiens de la région, Gorazdevac survit à la guerre et devient le symbole de la continuité et de la résistance serbe au Kosovo. L’Église Saint-Jérémie fait la fierté du village Au début des années 2000, le village comptait 1200 habitants. Ils sont à peine 600 aujourd’hui représentant cent cinquante familles. Toutes sont farouchement attachées au patrimoine naturel et matériel de la commune. Ici, il y a une école, un collège, un lycée, un dispensaire et deux églises. La plus ancienne, dédiée au prophète Saint-Jérémie, fait la fierté du village. Construite au XVIIe siècle, elle est considérée comme la plus ancienne église en bois des Balkans. Un hommage qui lui vaut de figurer sur la liste des monuments culturels d'importance exceptionnelle de la République de Serbie. Construite par les Srbljaci, la plus ancienne tribu de la région, l’église est de dimensions modestes bâtie sur un plan rectangulaire avec une nef unique et une abside à deux pans. Le toit est bas et couvert de lourdes dalles de pierre. Le sol est recouvert de dalles de pierre irrégulières, tandis que le plafond est constitué de planches en bois. Adorée mais impraticable, la vie paroissiale s’organise à quelques pas de là, dans la jolie petite église de la Nativité de la Sainte Vierge. L’Église de la Nativité de la Sainte Vierge menace de s’effondrer Du haut de ses cent ans, la paroisse semble jeune en comparaison avec son aînée. Tout autant appréciée, elle abonde de fidèles lors des offices religieux. « C’est une joie de se réunir pour partager et soutenir nos prières. La messe du dimanche est très fréquentée » confie Père Nenad chargé de la célébrer depuis plus d’une décennie. Son regard doux et franc dénote une certaine fébrilité. « C’est une joie mais aussi une source d’inquiétudes. La vétusté de la paroisse exige des travaux de rénovation urgents ». Le temps qui passe et les intempéries ont fragilisé lourdement les fondations devenues instables. Les fissures aux murs sont importantes et la toiture est détériorée. Une étude, alors menée, a établi un besoin impérieux de travaux sans quoi l’édifice deviendrait trop dangereux pour accueillir la messe ou les visiteurs. Solidarité Kosovo répond à l’urgence Face au diagnostic sanitaire critique, Père Nenad a tiré la sonnette d’alarme en lançant un appel au don avec la bénédiction de l’évêque du Kosovo, Monseigneur Théodose. Solidarité Kosovo a été particulièrement sensible à la détresse de toute une enclave qu’elle connait bien pour avoir tissé avec ses habitants, depuis presque vingt ans, des liens humanitaires devenus fraternels. En réponse à cette collecte d’urgence, Solidarité Kosovo a déployé une aide exceptionnelle de 30.000 euros. Le chantier de restauration sera initié dès les premiers jours du printemps, « avec la Grâce de Dieu », ainsi est-il loué sur place. Nous nous ferons une joie de vous en tenir informé.
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18 décembre 2023
Le compte à rebours a commencé. Dans la joie et la bonne humeur, notre équipe met la dernière main aux préparatifs du convoi de Noël qui s’élancera de Grenoble dans huit jours, pour la dix-neuvième année consécutive ! A l’aube du 18e convoi de Noël : l’engouement reste intact Depuis 2005, le convoi de Noël est une opération phare de Solidarité Kosovo, l’un des temps forts de notre année humanitaire, fruit d’un long travail de préparation.Comme chaque année, nos bénévoles français ont travaillé durant de longs mois avec ardeur, sollicitant la générosité d’entreprises mécènes pour collecter un peu plus de dix tonnes de fournitures et de jouets neufs qui réchaufferont les cœurs des enfants à Noël. En ce moment même, notre équipe termine dans notre entrepôt de Vizille les cartons de cadeaux, de vêtements et de chaussures qui seront acheminés en camion vers les enclaves du Kosovo. Outre les fournitures, le convoi est aussi l’occasion d’améliorer le quotidien des familles les plus démunies. L'opération « Poêle à bois » renouvelée En passant par la Serbie centrale, sur le chemin des enclaves du Kosovo, les volontaires du convoi compléteront le chargement en achetant des poêles à bois que nous allons offrir, comme les années précédentes, aux familles les plus pauvres.Ces poêles à bois de fabrication serbe, à la fois robustes et efficaces, servent tout autant à se chauffer qu’à cuisiner. Songez que pour la plupart des familles des enclaves, il est l’unique source de chauffage du foyer au cœur des durs hivers balkaniques ! La tradition perdure bravant les difficultés C’est un véritable défi logistique et administratif que représente une telle expédition entre la France et le Kosovo. C’est d’autant plus vrai lorsqu’il s’agit d’aider la minorité chrétienne persécutée. Ces épreuves, nous les franchissons pour rejoindre les familles Serbes isolées et leur apporter un peu de chaleur humaine. C’est cela que Solidarité Kosovo s’efforce de faire chaque année et ces merveilleux moments ne seraient pas possibles sans votre soutien. Il faut voir la joie des enfants en recevant les cadeaux que nous leur offrons grâce à la générosité de nos donateurs. Ces présents, ce sont souvent les seuls qu’ils reçoivent pour Noël. Les beaux sourires qui illuminent leurs visages justifient à eux seuls toutes les difficultés bravées pour aller à leur rencontre. Nous n'abandonnerons pas les familles des enclaves et nous comptons sur vous! À quelques jours du grand départ pour le Kosovo, nous avons besoin de vous : aidez-nous, par votre don, à financer le convoi de Noël. Il ne nous reste plus que quelques jours pour boucler notre budget et tout don est le bienvenu ! Nous devons agir vite, envoyez-nous votre contribution rapidement pour que le convoi puisse partir comme prévu, cette année encore. Nous ne manquerons pas de vous donner aussitôt des nouvelles de cette belle mission et vous pourrez constater par vous-même la joie des bénéficiaires de votre aide. Vous verrez que votre soutien a un impact réel ! Nous rappelons à nos bienfaiteurs que tout don réalisé avant le 31 décembre 2023 permet une déduction d’impôt à hauteur 66% du montant du don pour l’année 2023. A titre d’exemple, un don de 100 euros ne vous coûte en réalité que 34 euros après déduction fiscale. Pour soutenir le convoi de Noël, vous pouvez envoyer vos dons à : Solidarité Kosovo – BP 1777 – 38 220 Vizille (chèques à l’ordre de Solidarité Kosovo) Ou par Internet : en cliquant iciPour tous ces foyers chrétiens que vous aiderez, Solidarité Kosovo vous remercie du fond du cœur et vous souhaite de joyeuses fêtes de Noël !
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25 avril 2023
Dans les enclaves du Kosovo, la pratique de l’élevage et l’agriculture sont les piliers de la résilience des foyers. Les produits issus de ces deux activités agricoles (tel que le lait, la laine, les œufs, les légumes, les fruits etc.) permettent d’améliorer la vie des foyers. Utilisés d’abord pour un usage personnel, ce sont des moyens de subsistance. La commercialisation des excédents permet dans un second temps de générer des liquidités monétaires qui peuvent être mobilisée en période de soudure. Cette année, grâce à vos dons, ce sont trois tranches de distributions qui ont été réalisées totalisant une enveloppe d’aide de 63.000 euros. Le don de bétail a permis à de nombreuses familles des enclaves de bénéficier d’une activité d’élevage nourricière complémentaire à l’activité agricole déjà développées. Le bétail est l’unique actif des familles Le don de bétail est une démarche très encadrée. Les visites de nos équipes auprès des bénéficiaires sont régulières et permettent de s’assurer du bien-être et de la santé des animaux ainsi que de la bonne utilisation du don. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que les animaux sont véritablement choyés par leurs hôtes. Les familles se montrent particulièrement reconnaissantes envers les animaux qu’ils considèrent comme leur seul actif à l’instar d’Ivan Tripković de l’enclave de Plemetina, heureux bénéficiaire d’un don de vache laitière. : « Lorsque notre amie bovine est arrivée à la ferme, notre famille s’est agrandie! Elle est devenue un membre de la famille à part entière. D’ailleurs ma fille lui a donné un prénom très évocateur: Cookie! » Il faut dire que la vache laitière est particulièrement généreuse: il s’agit d’abord d’une grande productrice de lait qui une fois transformé génère des fromages, des yaourts, des crèmes et du beurre. Autant de produits dérivés que toute la famille peut consommer. Agriculture et élevage sont complémentaires « Courageux et travailleur », c’est par ces qualificatifs que Svetlana, directrice de la soupe du diocèse présente Ivan, 36 ans, agriculteur éleveur de Plemenita. Avec son épouse, Jelena, 31 ans, ils élèvent leurs filles dans le village où le père et le grand-père d’Ivan sont nés. Tina a 13 ans et Nevena en a 10, elles sont toutes deux de très bonnes élèves. Ivan et Jelena cultivent 2 hectares de maïs et 2 hectares de blé. Cette activité agricole leur procure de la nourriture et quand la production est bonne, un peu de liquidité pour payer les frais de scolarité et de santé. Le couple a décidé d’associer aux activités agricoles, un petit élevage nourricier afin de diversifier leurs sources de revenu et de renforcer la sécurité alimentaire de leur foyer. En plus de la vache reçue en don, ils élèvent des poulets, des oies et des porcs. Ils expliquent que l’agriculture et élevage sont complémentaires : les résidus de récoltes nourrissent les animaux dont les déjections fournissent de l’engrais naturel utilisés pour faire pousser des cultures nutritives. Une double activité leur garantissant une activité stable et des revenus même en période de soudure. « La soudure, c’est le trou » Autrefois en France, la soudure correspondait à la période durant laquelle les greniers étaient vides. Aujourd’hui, dans les enclaves du Kosovo, en période de soudure, les greniers et les réserves financières accumulées à partir d’autres activités sont épuisées : la famille a fini ses récoltes et il n’a plus d’argent. La durée de la soudure varie d’une année à l’autre, suivant les revenus agricoles et autres rentrées financières. Vesna Joksimovic, 57 ans, est une rescapée. C’est le cheptel ovin qu’elle a reçue en don qui l’a extirpé du « trou» comme elle le nomme. « La soudure, c’est le tourbillon, une période où les pauvres deviennent encore plus pauvres, et où les non-pauvres peuvent à tout moment à tomber dans la pauvreté, dans le trou. Nous y sommes restés longtemps. Ce fut une époque très sombre. Nous mangions chichement et parfois pas du tout » confie Vesna d’une voix douce et calme. Veuve, elle vit avec son fils, Miloš, 26 ans, dans l’enclave de Bosce. Ils cultivent avec bravoure trois hectares de terre. Ils ont débuté avec succès une activité d’élevage ovin grâce au don de bétail de Solidarité Kosovo. Père Serdjan nous disait à son sujet que « malgré tous les ennuis qui lui sont arrivés, elle est déterminée à ne pas quitter sa maison. Elle est déterminée à rester avec son fils sur leurs terres pour se battre ensemble pour un avenir meilleur. » Chez Vesna comme dans nombre d’autres foyers serbes des enclaves, les effets de la soudure se manifestaient par la sous-alimentation voire la malnutrition. Les familles ne mangent que deux repas quotidiens, voire un seul, au lieu de trois. C’est grâce à l’élevage familial que les Joksimovic ont pu tourner la page de soudure. « Nous montons nous ont changé la vie. Ce sont nos sauveurs ! » sourit Vesna en cajolant une de ses bêtes. Les animaux constituent donc une forme d’épargne qui permettent aux familles conserver leurs activités agricoles pour se nourrir tout en dégageant un petit revenu supplémentaire.
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04 avril 2023
Pendant que le printemps s’installe au Kosovo-Métochie, le projet d’atelier de fabrication d’Ajvar, une savoureuse purée de poivrons, fleurit à Novo Berdo. La construction du nouveau bâtiment agricole approche de son terme et bientôt les garde-manger des familles des enclaves regorgeront de bocaux rouges flamboyants tout comme le cellier de la soupe populaire du diocèse. Les travaux de l’atelier d’Ajvar arrivent à leur terme Dans la continuité de sa démarche en faveur de la sécurité alimentaire des enclaves, Solidarité Kosovo s’apprête à développer une nouvelle activité agricole. L’unité artisanale fraichement sortie de terre produira un condiment fort apprécié en Serbie appelé Ajvar confectionné à partir des poivrons récoltés sur les terres du domaine de l’Église. Une fois la production maraîchère transformée, le « caviar rouge des Balkans » sera conditionné et stérilisé dans des bocaux en verre. Sain, gouteux et de longue conservation Une partie de la production artisanale sera distribuée aux familles les plus nécessiteuses qui pourront agrémenter leurs repas d’Ajvar et profiter de ses qualités nutritives, sans additif, sans conservateur, sans colorant, au fil des mois y compris les plus froids. Le reste de la production sera livrée à la soupe populaire. Une manière simple et efficace de mettre à profit de tous le bon sens « paysan ». Point d'étape sur les avancées des travaux Après le terrassement et l’empierrement, le bâtiment a été sorti de terre et les menuiseries extérieures ont été achevées. Les travaux actuels concernent l’aménagement intérieur avec la réalisation des sols. Après cette étape, l’atelier sera prêt à accueillir la chaîne de transformation et les machines (tri, lavage, découpe, cuisson, mélange) nécessaires à son fonctionnement. Solidarité Kosovo se réjouit du lancement à venir de cette production artisanale au bénéfice des familles les plus fragiles et remercie ses donateurs d’en avoir permis la réalisation. Nous ne manquerons pas de vous informer des suites de ce chantier qui saura éveiller autant les papilles que les pupilles !
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10 octobre 2022
Reportage - « Elle est la contemporaine de Notre-Dame de Paris ». C’est ainsi que les Serbes aiment introduire l’église de la Vierge de Ljeviša, édifiée au Moyen-âge à l’époque où la France bâtit ses cathédrales et la Serbie, de splendides monastères. Elle est sans doute la moins connue des plus belles églises du Kosovo. Ses fresques figurent parmi les chefs-d’œuvre de la peinture ecclésiastique du XIV siècle.
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03 octobre 2022
Les jours commencent à raccourcir, les températures diminuent. Les dernières tomates mûrissent plus lentement maintenant. Les vingt-deux familles bénéficiaires de serres agricoles ont travaillé sans relâche tout l'été. Résultat, les réserves sont pleines pour l'hiver.
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L'élevage, un rempart contre la pauvreté18 mars 2025
La distribution de bétails est, avec le don de serres agricoles, un des chevaux de bataille de Solidarité Kosovo pour sortir les familles des enclaves de la misère et les aider à tendre vers l’autonomie alimentaire. En 2024, plus de 30 foyers chrétiens ont reçu une ou plusieurs bêtes d’élevage grâce aux 55.000€ récoltés auprès de nos donateurs en faveur de ce dispositif de soutien agricole. Pour sortir durablement de la pauvreté Offrir un animal d’élevage c’est donner un capital à une famille auquel elle peut s’accrocher pour sortir de la misère. C’est le leitmotiv de l’opération de distribution de bétails aux familles les plus vulnérables du Kosovo-Métochie. La force de cette action est de responsabiliser les bénéficiaires dès le début du projet, d’éviter l’assistanat. Les femmes et les hommes qui reçoivent les animaux s’engagent à les élever et à adopter des pratiques d’élevage respectueuses du bien-être animal. « Nous nous sentons moins vulnérables » Edita et sa famille sont devenus propriétaires en novembre dernier d’une vache laitière tout comme 18 autres foyers serbes. « Notre vache, on la traite comme un membre de la famille. Depuis son arrivée, on se sent sécurisé. Elle nous a déjà tant apportée », confie la vieille femme en caressant tendrement l’animal. « Le lait qu’elle donne représente des protéines essentielles dont bénéficie toute notre famille. Parfois, si la traite est bonne, j’arrive à en ressortir un litre de plus que je troque à ma voisine contre de bons œufs. C’est une évidence, depuis que nous avons notre vache, nous nous nourrissons mieux en quantité et en qualité. On se sent moins vulnérables. » Un atout dans le maintien de la fertilité des sols A quelques enclaves de là vit la famille Stankovic qui possède depuis quelques mois un cheptel de ovins à l’instar de neuf autres familles du Kosovo. Milos, le père de famille est entouré d’une drôle de troupe. Cinq moutons, posés sur quatre fines pattes montées sur une grosse pelote de laine. Leurs nez viennent doucement à la rencontre de la main tendue de l’agriculteur pendant qu’il parle avec Svetlana, directrice de la soupe diocésaine qui copilote le projet. Il lui confirme les bénéfices de sa nouvelle activité : « En plus des ressources directes que cet élevage procure, lait, fromage et laine, les moutons sont un atout dans le maintien de la fertilité de nos sols par le transfert des matières organiques animales vers les terres de culture. » Super-Biquettes Debout avant le lever du soleil, Marina commence sa journée par l’allumage du feu et la traite des cinq chèvres qu’elle a reçues au printemps dernier grâce à Solidarité Kosovo. Son quotidien de bergère et de maman est bien rempli. Il est 9 heures et trois petits bambins, Luna, Mirko et Sacha, encore tout endormis viennent la rejoindre dans la cuisine. Ils avalent leurs bols de lait de chèvre et croquent à pleine dents dans leurs tartines de beurre jaune comme le soleil pendant que Marina s’affaire aux fourneaux. Cuillère en bois à la main, elle mélange délicatement dans une casserole cuivrée le lait de la traite matinale aux ferments et à la pressure. Les crottins de chèvre sont en marche. En attendant, l’odeur du lait de chèvre très prononcée n’a vraiment pas l’air de déranger la famille. « Les enfants sont si heureux et fiers d’avoir des chèvres. Ils s’amusent beaucoup avec et en prennent soin aussi. Ils les ont baptisés de « Super-Biquettes » » explique Marina dans un éclat de rire. L’heure tourne et le devoir l’appelle à nouveau dans l’abri, c’est l’heure de la coupe de bois et de foin. Sous les yeux attentifs et admiratifs de ses enfants, Marina s’applique au travail, « heureuse de pouvoir mieux nourrir sa famille grâce aux chèvres ». Quatre autres familles des enclaves sont devenues propriétaires d’un cheptel caprin grâce au programme agricole de Solidarité Kosovo. Souhaitons-leur les mêmes récoltes et les mêmes joies que celles de Marina et de ses trois enfants.
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Un engagement sans faille contre la sous-nutrition27 novembre 2024
Pour la huitième année consécutive, Solidarité Kosovo mène une vaste campagne de distribution de serres agricoles aux familles les plus nécessiteuses. Cette année, la générosité des donateurs a permis de réunir 32.400€ grâce auxquels quarante-huit ménages ont reçu leurs serres. Gros plan sur la crise alimentaire dans les enclaves et la réponse humanitaire déployée. La faim utilisée comme une arme de guerre Les enclaves du Kosovo sont confrontées à une augmentation de l’insécurité alimentaire par rapport à 2023. Les pressions politiques constantes et les intimidations quotidiennes ont exacerbé les vulnérabilités, entraînant une situation nutritionnelle préoccupante. Isolés, les Serbes souffrent d’une grave insécurité en étant privés d’accès à des aliments nutritifs en quantité suffisante. Si l’urgence nutritionnelle est aujourd’hui criante, elle n’est hélas pas nouvelle. Durant la guerre, la plupart des terres agricoles chrétiennes, des machines, des puits, des routes et des autres biens essentiels à la production, à la transformation et à la distribution des aliments ont été détruits, abîmés voire même usurpés. Cette situation a créé une dépendance à l’égard de l’aide humanitaire. Selon Svetlana, directrice de la soupe diocésaine, la majorité des ménages serbes de la région n’ont pas accès à une alimentation saine et nutritive et se trouvent en situation de crise et d’urgence. Elle alerte : “ Les employés de la soupe diocésaine parcourent chaque jour les enclaves de fond en comble pour distribuer deux mille repas chaud. Ils sont les premiers témoins du niveau d’insécurité alimentaire et nutritionnelle qui sont particulièrement inquiétants chez les enfants et les personnes âgés. Il est essentiel de réhabiliter les systèmes de production alimentaire comme nous le faisons avec la création du complexe agricole de Novo Brdo. Il est indispensable d’agir également sur le plus petit échelon de notre communauté, le foyer ». Les serres sont des jardins de santé Une volonté qui s’est concrétisée en 2016 lorsque Solidarité Kosovo a installé la première serre agricole dans l’enclave de Laplje Selo. Depuis, plus de deux cents familles sont bénéficiaires de cette opération. « Nous consommons ce que nous produisons » explique Stana, veuve et mère de quatre enfants. Tomates, oignons, concombres, les espèces cultivées sont locales et nombreuses, ce qui permet une rotation des cultures et une diversification alimentaire indispensable pour éviter les maladies dont la sous-nutrition. Grâce aux « jardins de santé » que Solidarité Kosovo sème depuis huit ans, la communauté chrétienne et plus particulièrement les enfants, les personnes âgées ainsi que les femmes enceintes et allaitantes reçoivent tous les nutriments nécessaires au cours de l’année. Passer de l’urgence au développement En plus de subvenir aux besoins du ménage, la culture sous serres procure une source de revenus grâce à la commercialisation d’une partie de la production. Le développement de cette activité génératrice de revenus est une étape essentielle pour favoriser leur sécurité alimentaire de façon durable, réduire leur dépendance à l’assistance humanitaire et renforcer l’économie locale.
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L'ÉGLISE DE GORAZDEVAC VA RETROUVER SA SPLENDEUR D'ANTAN28 août 2024
Dans quelques semaines, l’Église de la Nativité de la Sainte Vierge sera de nouveau ouverte au culte après des mois de travaux de réhabilitation. En attendant, les ouvriers s'activent pour respecter le calendrier et redonner à l’église sa splendeur d’antan, sous les yeux curieux et impatients de ses fidèles. Les travaux touchent à leur fin Depuis la fin mai, le vaste chantier de l’église rythme la vie de l’enclave. Le son des marteaux-piqueurs, des perceuses, des barres en métal qui se cognent à la mise en place d'un échafaudage, des engins qui arrivent et qui repartent … les bruits de chantier résonnent les uns après les autres. C’est une période de travaux intenses qui s’achèvera avec le début de l’automne. Un chantier nécessaire pour réhabiliter et sécuriser la paroisse devenue vétuste : rupture de canalisations enterrées, affaissement des charpentes, fissures importantes en façade, etc. Soulagement et inspiration Assis dans un coin ombragé du jardin, Père Nenad observe le chantier, souriant et silencieux. « C’est un vrai soulagement ces travaux, ils étaient tant attendus » dit-il dans un vacarme ambiant. « Ils permettent à la fois de rénover, sécuriser et valoriser notre patrimoine le plus cher ». Le prêtre qui officie dans la paroisse depuis plus d’une décennie rappelle l’importance de l’église au sein de sa communauté : « Ce lieu dans lequel on peut s’identifier. Cette église rappelle que nous sommes nous-mêmes une construction ». Les cloches sonneront à nouveau Initié par le diocèse du Kosovo-Métochie, soutenu par Solidarité Kosovo à hauteur de 30.000euros, le chantier approche de sa fin. Bientôt, l’église se libèrera de ses travaux et montrera sa métamorphose. Bientôt, le bruit des chantiers se tuera et les cloches de l’église de la Nativité de la Sainte Vierge sonneront à nouveau. Saint Jérémie, protecteur du villageSelon la croyance des habitants de cette région, Saint Jérémie est le saint patron grâce auquel Gorazdevac a survécu aux moments les plus difficiles de son histoire. C’est grâce à sa protection spéciale que le village a résisté en autre à cinq siècles de domination ottomane et aux multiples attaques aux mortiers perpétrées par des extrémistes musulmans en 2004.S’il est vénéré et invoqué tout au long de l’année, Saint-Jérémie est célébré le 14 mai. Ce jour là, le village est en émoi. Les habitants se rassemblent à l’église de la Nativité pour assister à la liturgie qui est suivie par la traditionnelle procession. La commémoration se poursuit avec un programme culturel réunissant des poètes à la chorale de la paroisse pour offrir un moment de communion exceptionnelle. Cette année, Père Nenad avait clôturé la manifestation en rappelant que "Notre mission est de rester fidèles à notre Église, car elle constitue le fondement de notre existence nationale depuis des siècles. Il est crucial que ce type d'esprit, en particulier parmi les jeunes, survive au Kosovo. Il est très important que nous préservons nos coutumes et nos traditions et n'abandonnons jamais cela et préservons notre patrimoine culturel matériel, nos églises et nos monastères, qui sont ce que le peuple serbe a de plus précieux ».
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Rénovation inédite de l’église Sainte-Dimanche de Prizren27 avril 2024
Dimanche 31 mars, les cloches ont sonné à la volée en France pour célébrer la fête de Pâques. En raison de la divergence calendaire grégorien et julien, il faut encore attendre le 5 mai pour rompre le carême très suivi au Kosovo et échanger en lieu et place des salutations « Hristos Voskrese ! », Christ est ressuscité! Pour les Serbes du Kosovo opprimés, cette solennité revêt un sens d’autant plus symbolique qu’elle célèbre la victoire de la vie sur la mort. Dans ce contexte d’espoir, Solidarité Kosovo s'est engagée dans un projet inédit et dont la récente histoire met justement en scène cette revanche de la lumière sur les ténèbres. Le projet se situe à Prizren, cette ville au passé glorieux et tragique, située au sud du Kosovo. Il est intiment lié à son établissement supérieur dédié à la formation des prêtres. Le séminaire de Prizren a déjà connu cent cinquante-deux ans d’histoire et de tumultes. Sa destinée suit celle du peuple serbe du Kosovo. Prestigieux dès sa création en 1872, le séminaire est la première école d’enseignement secondaire dans la région des Balkans. Des personnalités éminentes de la vie ecclésiale en sont diplômées. Parmi elles se trouve le patriarche Pavle qui est la personnalité religieuse la plus aimée du peuple serbe aujourd’hui encore, quinze ans après sa mort. Prise pour cible lors des pogroms antichrétiens de mars 2004,l’institution éducative est entièrement ravagée par les flammes. Réduite en cendres, elle interrompt son histoire jusqu’en 2016. Cette année-là, la première génération de séminaristes d’après-guerre réinvestit les lieux sacrés. Au fil des années, le séminaire reprend toute sa place dans une ville qui ne compte plus qu’une famille serbe sur les cinq mille chassées durant la guerre. Comment ne pas voir dans cette histoire non seulement l’incroyable résilience des chrétiens du Kosovo mais également, en ce temps pascal, le symbole du Christ, mis à mort mais ressuscité? Vingt ans après le pogrom, l’héritage chrétien renait de ses cendres Actuellement, vingt-sept jeunes gens du diocèse se préparent à devenir prêtres et se trouvent à différents stades de leur formation sacerdotale, de la première à la cinquième année. Il y a lieu de se réjouir que ce diocèse compte un nombre assez élevé de vocations, en provenance des enclaves du Kosovo et qui, d’une année sur l’autre, ne cesse d’augmenter. Cette tendance révèle que la violence subie par les Serbes du Kosovo n’impacte pas leur foi mais bien au contraire la renforce. Notre projet inédit au service des séminaristes de Prizren Le séminaire a été détruit en 2004. Au cours de cet incendie terroriste, l’église de l’institution a également péri. Située à quelques pas du séminaire, la paroisse Sainte-Dimanche (Sveta Nedelja) a été piégée par les flammes. Autrefois connue pour son magnifique parement de pierre et de brique typiquement byzantin, le sinistre a laissé place à un spectacle de désolation. Pour le séminaire, c’est un traumatisme qui dure toujours. Contrairement à l’école qui a été reconstruite à partir de 2011, l’église du séminaire n’a pu être que sécurisée à ce jour, faute de moyens. Il est grand temps de rendre à cet édifice du XIVe siècle sa splendeur d’antan! Solidarité Kosovo va financé la restauration de l’église Sainte-Dimanche pour la rendre au culte après une interruption de vingt ans. La rénovation du patrimoine chrétien fait partie de l’ADN de Solidarité Kosovo. En préservant et consolidant les joyaux de la culture chrétienne au Kosovo, notre action sert à la fois à la défense de la foi et de l’identité de la minorité serbe. Ce magnifique chantier commencera juste après la fête de Pâques, début mai, et sera confié aux mains expertes d’artisans serbes. Il nous tarde de montrer les photographies des travaux sur l’iconostase, la structure en bois, les sculptures, les peintures et dorures des murs ! Mais pour ce faire, Solidarité Kosovo a besoin de votre soutien pour réunir la somme de 30000 € et nous vous invitons à faire un don dès aujourd’hui pour permettre aux séminaristes de retrouver leur église. Vingt ans après le passage des flammes, ensemble nous pouvons faire passer l’église Sainte-Dimanche de la nuit du néant à la lumière de la vie. Nous vous donnerons rapidement des nouvelles de ce projet de rénovation si stratégique pour les Serbes du Kosovo et vous remercions pour votre soutien. JE FAIS UN DON Par votre don, vous avez le pouvoir de poursuivre un effort sur le long terme de rénovation du séminaire de Prizren. L’église Sainte-Dimanche n’attend que votre don pour retrouver son éclat passé.Imaginez demain les séminaristes de Prizren servir pour la première fois après vingt ans d’interruption la messe dans ce lieu saint grâce à votre mobilisation! N’attendez pas, les travaux de rénovation commenceront dans quelques jours et nous vous invitons à nous donner sans plus attendre les moyens de les réaliser.
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L’Église de Goraždevac bientôt rénovée12 février 2024
Un des piliers de Solidarité Kosovo est la protection du patrimoine chrétien en danger, soit parce qu’ils sont la cible d’actes de vandalisme et de violence soit parce que le passage du temps fait des ravages que les communautés serbes peinent à réparer faute de moyens. À Gorazdevac, la nature a planté le décor. D’immenses falaises noires et abruptes aux noms évocateurs de Prokletije, signifiant littéralement monts maudits, encerclent la petite bourgade de Métochie. L’un des derniers îlots serbes La superstition n’a pourtant jamais effleuré ses habitants pas même dans les moments les plus tragiques de son histoire. Comme en mars 2004, lorsque les pogroms anti-chrétiens ont fait rage au Kosovo. Gorazdevac n’a pas vacillé. Attaqué aux mortiers à plusieurs reprises par des extrémistes musulmans, les villageois ont repoussé les assaillants comptant sur leur seul courage et « l’aide de Dieu », comme ils aiment à le préciser. Figurant parmi les derniers îlots chrétiens de la région, Gorazdevac survit à la guerre et devient le symbole de la continuité et de la résistance serbe au Kosovo. L’Église Saint-Jérémie fait la fierté du village Au début des années 2000, le village comptait 1200 habitants. Ils sont à peine 600 aujourd’hui représentant cent cinquante familles. Toutes sont farouchement attachées au patrimoine naturel et matériel de la commune. Ici, il y a une école, un collège, un lycée, un dispensaire et deux églises. La plus ancienne, dédiée au prophète Saint-Jérémie, fait la fierté du village. Construite au XVIIe siècle, elle est considérée comme la plus ancienne église en bois des Balkans. Un hommage qui lui vaut de figurer sur la liste des monuments culturels d'importance exceptionnelle de la République de Serbie. Construite par les Srbljaci, la plus ancienne tribu de la région, l’église est de dimensions modestes bâtie sur un plan rectangulaire avec une nef unique et une abside à deux pans. Le toit est bas et couvert de lourdes dalles de pierre. Le sol est recouvert de dalles de pierre irrégulières, tandis que le plafond est constitué de planches en bois. Adorée mais impraticable, la vie paroissiale s’organise à quelques pas de là, dans la jolie petite église de la Nativité de la Sainte Vierge. L’Église de la Nativité de la Sainte Vierge menace de s’effondrer Du haut de ses cent ans, la paroisse semble jeune en comparaison avec son aînée. Tout autant appréciée, elle abonde de fidèles lors des offices religieux. « C’est une joie de se réunir pour partager et soutenir nos prières. La messe du dimanche est très fréquentée » confie Père Nenad chargé de la célébrer depuis plus d’une décennie. Son regard doux et franc dénote une certaine fébrilité. « C’est une joie mais aussi une source d’inquiétudes. La vétusté de la paroisse exige des travaux de rénovation urgents ». Le temps qui passe et les intempéries ont fragilisé lourdement les fondations devenues instables. Les fissures aux murs sont importantes et la toiture est détériorée. Une étude, alors menée, a établi un besoin impérieux de travaux sans quoi l’édifice deviendrait trop dangereux pour accueillir la messe ou les visiteurs. Solidarité Kosovo répond à l’urgence Face au diagnostic sanitaire critique, Père Nenad a tiré la sonnette d’alarme en lançant un appel au don avec la bénédiction de l’évêque du Kosovo, Monseigneur Théodose. Solidarité Kosovo a été particulièrement sensible à la détresse de toute une enclave qu’elle connait bien pour avoir tissé avec ses habitants, depuis presque vingt ans, des liens humanitaires devenus fraternels. En réponse à cette collecte d’urgence, Solidarité Kosovo a déployé une aide exceptionnelle de 30.000 euros. Le chantier de restauration sera initié dès les premiers jours du printemps, « avec la Grâce de Dieu », ainsi est-il loué sur place. Nous nous ferons une joie de vous en tenir informé.
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J-8 avant le convoi de Noël 2023 ! Nous avons besoin de votre aide18 décembre 2023
Le compte à rebours a commencé. Dans la joie et la bonne humeur, notre équipe met la dernière main aux préparatifs du convoi de Noël qui s’élancera de Grenoble dans huit jours, pour la dix-neuvième année consécutive ! A l’aube du 18e convoi de Noël : l’engouement reste intact Depuis 2005, le convoi de Noël est une opération phare de Solidarité Kosovo, l’un des temps forts de notre année humanitaire, fruit d’un long travail de préparation.Comme chaque année, nos bénévoles français ont travaillé durant de longs mois avec ardeur, sollicitant la générosité d’entreprises mécènes pour collecter un peu plus de dix tonnes de fournitures et de jouets neufs qui réchaufferont les cœurs des enfants à Noël. En ce moment même, notre équipe termine dans notre entrepôt de Vizille les cartons de cadeaux, de vêtements et de chaussures qui seront acheminés en camion vers les enclaves du Kosovo. Outre les fournitures, le convoi est aussi l’occasion d’améliorer le quotidien des familles les plus démunies. L'opération « Poêle à bois » renouvelée En passant par la Serbie centrale, sur le chemin des enclaves du Kosovo, les volontaires du convoi compléteront le chargement en achetant des poêles à bois que nous allons offrir, comme les années précédentes, aux familles les plus pauvres.Ces poêles à bois de fabrication serbe, à la fois robustes et efficaces, servent tout autant à se chauffer qu’à cuisiner. Songez que pour la plupart des familles des enclaves, il est l’unique source de chauffage du foyer au cœur des durs hivers balkaniques ! La tradition perdure bravant les difficultés C’est un véritable défi logistique et administratif que représente une telle expédition entre la France et le Kosovo. C’est d’autant plus vrai lorsqu’il s’agit d’aider la minorité chrétienne persécutée. Ces épreuves, nous les franchissons pour rejoindre les familles Serbes isolées et leur apporter un peu de chaleur humaine. C’est cela que Solidarité Kosovo s’efforce de faire chaque année et ces merveilleux moments ne seraient pas possibles sans votre soutien. Il faut voir la joie des enfants en recevant les cadeaux que nous leur offrons grâce à la générosité de nos donateurs. Ces présents, ce sont souvent les seuls qu’ils reçoivent pour Noël. Les beaux sourires qui illuminent leurs visages justifient à eux seuls toutes les difficultés bravées pour aller à leur rencontre. Nous n'abandonnerons pas les familles des enclaves et nous comptons sur vous! À quelques jours du grand départ pour le Kosovo, nous avons besoin de vous : aidez-nous, par votre don, à financer le convoi de Noël. Il ne nous reste plus que quelques jours pour boucler notre budget et tout don est le bienvenu ! Nous devons agir vite, envoyez-nous votre contribution rapidement pour que le convoi puisse partir comme prévu, cette année encore. Nous ne manquerons pas de vous donner aussitôt des nouvelles de cette belle mission et vous pourrez constater par vous-même la joie des bénéficiaires de votre aide. Vous verrez que votre soutien a un impact réel ! Nous rappelons à nos bienfaiteurs que tout don réalisé avant le 31 décembre 2023 permet une déduction d’impôt à hauteur 66% du montant du don pour l’année 2023. A titre d’exemple, un don de 100 euros ne vous coûte en réalité que 34 euros après déduction fiscale. Pour soutenir le convoi de Noël, vous pouvez envoyer vos dons à : Solidarité Kosovo – BP 1777 – 38 220 Vizille (chèques à l’ordre de Solidarité Kosovo) Ou par Internet : en cliquant iciPour tous ces foyers chrétiens que vous aiderez, Solidarité Kosovo vous remercie du fond du cœur et vous souhaite de joyeuses fêtes de Noël !
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Offrir un animal d’élevage, c’est sauver une famille25 avril 2023
Dans les enclaves du Kosovo, la pratique de l’élevage et l’agriculture sont les piliers de la résilience des foyers. Les produits issus de ces deux activités agricoles (tel que le lait, la laine, les œufs, les légumes, les fruits etc.) permettent d’améliorer la vie des foyers. Utilisés d’abord pour un usage personnel, ce sont des moyens de subsistance. La commercialisation des excédents permet dans un second temps de générer des liquidités monétaires qui peuvent être mobilisée en période de soudure. Cette année, grâce à vos dons, ce sont trois tranches de distributions qui ont été réalisées totalisant une enveloppe d’aide de 63.000 euros. Le don de bétail a permis à de nombreuses familles des enclaves de bénéficier d’une activité d’élevage nourricière complémentaire à l’activité agricole déjà développées. Le bétail est l’unique actif des familles Le don de bétail est une démarche très encadrée. Les visites de nos équipes auprès des bénéficiaires sont régulières et permettent de s’assurer du bien-être et de la santé des animaux ainsi que de la bonne utilisation du don. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que les animaux sont véritablement choyés par leurs hôtes. Les familles se montrent particulièrement reconnaissantes envers les animaux qu’ils considèrent comme leur seul actif à l’instar d’Ivan Tripković de l’enclave de Plemetina, heureux bénéficiaire d’un don de vache laitière. : « Lorsque notre amie bovine est arrivée à la ferme, notre famille s’est agrandie! Elle est devenue un membre de la famille à part entière. D’ailleurs ma fille lui a donné un prénom très évocateur: Cookie! » Il faut dire que la vache laitière est particulièrement généreuse: il s’agit d’abord d’une grande productrice de lait qui une fois transformé génère des fromages, des yaourts, des crèmes et du beurre. Autant de produits dérivés que toute la famille peut consommer. Agriculture et élevage sont complémentaires « Courageux et travailleur », c’est par ces qualificatifs que Svetlana, directrice de la soupe du diocèse présente Ivan, 36 ans, agriculteur éleveur de Plemenita. Avec son épouse, Jelena, 31 ans, ils élèvent leurs filles dans le village où le père et le grand-père d’Ivan sont nés. Tina a 13 ans et Nevena en a 10, elles sont toutes deux de très bonnes élèves. Ivan et Jelena cultivent 2 hectares de maïs et 2 hectares de blé. Cette activité agricole leur procure de la nourriture et quand la production est bonne, un peu de liquidité pour payer les frais de scolarité et de santé. Le couple a décidé d’associer aux activités agricoles, un petit élevage nourricier afin de diversifier leurs sources de revenu et de renforcer la sécurité alimentaire de leur foyer. En plus de la vache reçue en don, ils élèvent des poulets, des oies et des porcs. Ils expliquent que l’agriculture et élevage sont complémentaires : les résidus de récoltes nourrissent les animaux dont les déjections fournissent de l’engrais naturel utilisés pour faire pousser des cultures nutritives. Une double activité leur garantissant une activité stable et des revenus même en période de soudure. « La soudure, c’est le trou » Autrefois en France, la soudure correspondait à la période durant laquelle les greniers étaient vides. Aujourd’hui, dans les enclaves du Kosovo, en période de soudure, les greniers et les réserves financières accumulées à partir d’autres activités sont épuisées : la famille a fini ses récoltes et il n’a plus d’argent. La durée de la soudure varie d’une année à l’autre, suivant les revenus agricoles et autres rentrées financières. Vesna Joksimovic, 57 ans, est une rescapée. C’est le cheptel ovin qu’elle a reçue en don qui l’a extirpé du « trou» comme elle le nomme. « La soudure, c’est le tourbillon, une période où les pauvres deviennent encore plus pauvres, et où les non-pauvres peuvent à tout moment à tomber dans la pauvreté, dans le trou. Nous y sommes restés longtemps. Ce fut une époque très sombre. Nous mangions chichement et parfois pas du tout » confie Vesna d’une voix douce et calme. Veuve, elle vit avec son fils, Miloš, 26 ans, dans l’enclave de Bosce. Ils cultivent avec bravoure trois hectares de terre. Ils ont débuté avec succès une activité d’élevage ovin grâce au don de bétail de Solidarité Kosovo. Père Serdjan nous disait à son sujet que « malgré tous les ennuis qui lui sont arrivés, elle est déterminée à ne pas quitter sa maison. Elle est déterminée à rester avec son fils sur leurs terres pour se battre ensemble pour un avenir meilleur. » Chez Vesna comme dans nombre d’autres foyers serbes des enclaves, les effets de la soudure se manifestaient par la sous-alimentation voire la malnutrition. Les familles ne mangent que deux repas quotidiens, voire un seul, au lieu de trois. C’est grâce à l’élevage familial que les Joksimovic ont pu tourner la page de soudure. « Nous montons nous ont changé la vie. Ce sont nos sauveurs ! » sourit Vesna en cajolant une de ses bêtes. Les animaux constituent donc une forme d’épargne qui permettent aux familles conserver leurs activités agricoles pour se nourrir tout en dégageant un petit revenu supplémentaire.
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Création d’un atelier de fabrication artisanale d’Ajvar04 avril 2023
Pendant que le printemps s’installe au Kosovo-Métochie, le projet d’atelier de fabrication d’Ajvar, une savoureuse purée de poivrons, fleurit à Novo Berdo. La construction du nouveau bâtiment agricole approche de son terme et bientôt les garde-manger des familles des enclaves regorgeront de bocaux rouges flamboyants tout comme le cellier de la soupe populaire du diocèse. Les travaux de l’atelier d’Ajvar arrivent à leur terme Dans la continuité de sa démarche en faveur de la sécurité alimentaire des enclaves, Solidarité Kosovo s’apprête à développer une nouvelle activité agricole. L’unité artisanale fraichement sortie de terre produira un condiment fort apprécié en Serbie appelé Ajvar confectionné à partir des poivrons récoltés sur les terres du domaine de l’Église. Une fois la production maraîchère transformée, le « caviar rouge des Balkans » sera conditionné et stérilisé dans des bocaux en verre. Sain, gouteux et de longue conservation Une partie de la production artisanale sera distribuée aux familles les plus nécessiteuses qui pourront agrémenter leurs repas d’Ajvar et profiter de ses qualités nutritives, sans additif, sans conservateur, sans colorant, au fil des mois y compris les plus froids. Le reste de la production sera livrée à la soupe populaire. Une manière simple et efficace de mettre à profit de tous le bon sens « paysan ». Point d'étape sur les avancées des travaux Après le terrassement et l’empierrement, le bâtiment a été sorti de terre et les menuiseries extérieures ont été achevées. Les travaux actuels concernent l’aménagement intérieur avec la réalisation des sols. Après cette étape, l’atelier sera prêt à accueillir la chaîne de transformation et les machines (tri, lavage, découpe, cuisson, mélange) nécessaires à son fonctionnement. Solidarité Kosovo se réjouit du lancement à venir de cette production artisanale au bénéfice des familles les plus fragiles et remercie ses donateurs d’en avoir permis la réalisation. Nous ne manquerons pas de vous informer des suites de ce chantier qui saura éveiller autant les papilles que les pupilles !
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Découverte du patrimoine chrétien: l'église de la Vierge de Ljeviša10 octobre 2022
Reportage - « Elle est la contemporaine de Notre-Dame de Paris ». C’est ainsi que les Serbes aiment introduire l’église de la Vierge de Ljeviša, édifiée au Moyen-âge à l’époque où la France bâtit ses cathédrales et la Serbie, de splendides monastères. Elle est sans doute la moins connue des plus belles églises du Kosovo. Ses fresques figurent parmi les chefs-d’œuvre de la peinture ecclésiastique du XIV siècle.
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Fin de saison de la culture sous serres03 octobre 2022
Les jours commencent à raccourcir, les températures diminuent. Les dernières tomates mûrissent plus lentement maintenant. Les vingt-deux familles bénéficiaires de serres agricoles ont travaillé sans relâche tout l'été. Résultat, les réserves sont pleines pour l'hiver.
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