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03 janvier 2026
Durant une semaine, huit volontaires français ont parcouru le Kosovo, apportant une aide concrète aux enclaves serbes. Ils ont distribué des fournitures scolaires, des poêles à bois et des animaux à des familles démunies et isolées et apporté un peu de joie de Noël.
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20 mai 2025
Le club d'athlétisme de Priluzje n’en finit pas d’aligner ses champions ! Après une médaille d’or remportée aux jeux paralympiques en Italie, deux jeunes Serbes du Kosovo sont montés sur la plus haute marche du podium le 23 février à Belgrade lors du championnat national. Des titres de n°1 qui récompensent les efforts des athlètes et également le soutien apporté par Solidarité Kosovo en faveur du club de Priluzje depuis plus de dix ans. Ne jamais oublier d'où l'on vient À Priluzje, un village près de Pristina, vivent deux champions nationaux d’athlétisme. Uroš Mašić, tout juste titré champion de Serbie du 800 mètres, et Mihajlo Stević, le champion national dans la catégorie espoir. Uros n'a que 18 ans, il est étudiant à la Faculté des sports et de l'éducation physique de Pristina, basée à Leposavic. "L'histoire, ça s'écrit toujours dans un club pour tous les athlètes. Moi, ça fait bien 9 ans que je suis licencié à celui de Priluzje et que je m’y entraine tous les jours. Mine de rien, j’y déjà passé la moitié de ma vie". Même si, comme il le souligne, les conditions d'entraînement ne sont pas idéales à Prilužje, l'amour pour son village natale et le maillot de l'équipe nationale l'emporte. Un attachement à son village que les gens du pays lui rendent bien. « Ces mômes se sont notre fierté et pour nos enfants, des modèles. Ils sont preuve qu’on peut être Serbe du Kosovo et champion ! » s’enthousiasme le concierge du club. Une décennie de partenariat avec Solidarité Kosovo « Il y a un manque de liberté pour les Serbes au Kosovo, vous voyez comment nous vivons et où nous vivons. C'est difficile de s'entraîner ici, mais nous luttons et nous nous battons autant que possible et nous ne nous arrêterons pas », assure Uros. Dans ce combat, le champion et son club savent qu’ils peuvent compter sur le soutien de Solidarité Kosovo pour les aider à améliorer les conditions techniques des entrainements et le matériel sportif onéreux. Partenaire depuis une décennie, Solidarité Kosovo n’a eu de cesse de renforcer son engagement auprès du Club de Priluzje à travers un grand nombre de financement et de donations. La plus récente d’entre elles étant l’achat de chaussures de compétition, remises à chaque athlète en lice pour le championnat national. Un petit plus technique qu’ils n’auraient jamais pu s’octroyer. Le club d’athlétisme de Priluzje et Solidarité Kosovo ont de fortes valeurs en partage l’esprit d’équipe, le respect, la convivialité, la culture de l’effort et du dépassement. Culture de l’effort et du dépassement « Le soutien de Solidarité Kosovo représente une plus-value technique et une plus-value humaine. Ensemble nous sommes plus forts. L’aide morale et technique qui nous a été manifestée depuis tant d’années s’est transformée à la force de leurs talents et de leurs efforts. Les excellentes performances accomplies en sont la preuve ! » explique avec fierté le Président du club d’athlétisme de Priluzje, Dejan Dimitrijević. Pour ce passionné de la course, l'amour pour ce sport ne vient pas du jour au lendemain. « L’athlétisme ne fait pas partie des sports populaires car il exige beaucoup d'efforts et de sacrifices. On ne dit pas qu'on fait de l'athlétisme, mais qu'on la pratique. Il ne faut pas oublier que c’est un sport individuel, dans lequel on ne peut pas profiter, d'une certaine façon, d'une dynamique collective. On ne peut pas se cacher. Le moindre défaut dans l'investissement est immédiatement sanctionné. Si vous rajoutez à cela nos conditions d’entrainement très modestes alors il faut avoir un mental d’acier pour se construire en athlète et devenir champion !» Les entrainements ont lieu dans la salle du club. « Mais nous nous y entraînons que lorsque la météo est mauvaise, quand il pleut,… le reste du temps, les routes du village sont nos couloirs de course préférés. » Une confidence qui a dérouté plus d’un curieux qui se demandaient où les jeunes champions du Kosovo s’entrainent pour avoir d’aussi bons résultats. Porter leurs ambitions à la plus grande échelle Sur les traces de Mašić, Mihajlo Stević, un peu plus jeune que lui, est originaire de Prilužje et champion de Serbie du 800 mètres dans la catégorie des espoirs. Mihajlo étudie à la faculté de médecine de Plemetina et pratique l'athlétisme depuis six ans. « La vie au Kosovo est vraiment difficile, les jeunes quittent de plus en plus les villages pour travailler à l'étranger. Mais je me bats et je resterai ici aussi longtemps que possible, car mes racines sont ici, tout ce qui est précieux pour moi se trouve au Kosovo et j'essaierai de rester ici et de survivre », déclare le jeune champion à l’instar d’Uros. Après avoir brillés au championnat de Serbie, les deux jeunes athlètes sont déjà au travail et se concentrent sur leur prochain objectif, les championnats européens. Souhaitons-leur bon vent et… chaud devant ! Les donateurs de Solidarité Kosovo peuvent se flatter d’avoir grâce à leur générosité aider des athlètes Serbes du Kosovo à remporter trois médailles d’or et une visibilité internationale. Soyez-en infiniment remerciés ! Ivan Cvetković à fond dans la course ! Le club d'athlétisme « Prilužje » a été créé en 2012 et compte aujourd'hui une vingtaine de membres. Outre les enfants des villages environnants, on compte également des membres de Straža, un village de Kosovsko Pomoravlje, parmi lesquels figure le champion d'Europe de para-athlétisme sur 400 mètres, Ivan Cvetković. Il a réalisé un exploit exceptionnel lors de la compétition « Jesolo 2024 WPA Grand Prix - Italian Open », en remportant la médaille d'or du 400 mètres. Cvetković a impressionné par sa vitesse et son adresse, réalisant un temps record de 51,49 secondes.
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18 mars 2025
La distribution de bétails est, avec le don de serres agricoles, un des chevaux de bataille de Solidarité Kosovo pour sortir les familles des enclaves de la misère et les aider à tendre vers l’autonomie alimentaire. En 2024, plus de 30 foyers chrétiens ont reçu une ou plusieurs bêtes d’élevage grâce aux 55.000€ récoltés auprès de nos donateurs en faveur de ce dispositif de soutien agricole. Pour sortir durablement de la pauvreté Offrir un animal d’élevage c’est donner un capital à une famille auquel elle peut s’accrocher pour sortir de la misère. C’est le leitmotiv de l’opération de distribution de bétails aux familles les plus vulnérables du Kosovo-Métochie. La force de cette action est de responsabiliser les bénéficiaires dès le début du projet, d’éviter l’assistanat. Les femmes et les hommes qui reçoivent les animaux s’engagent à les élever et à adopter des pratiques d’élevage respectueuses du bien-être animal. « Nous nous sentons moins vulnérables » Edita et sa famille sont devenus propriétaires en novembre dernier d’une vache laitière tout comme 18 autres foyers serbes. « Notre vache, on la traite comme un membre de la famille. Depuis son arrivée, on se sent sécurisé. Elle nous a déjà tant apportée », confie la vieille femme en caressant tendrement l’animal. « Le lait qu’elle donne représente des protéines essentielles dont bénéficie toute notre famille. Parfois, si la traite est bonne, j’arrive à en ressortir un litre de plus que je troque à ma voisine contre de bons œufs. C’est une évidence, depuis que nous avons notre vache, nous nous nourrissons mieux en quantité et en qualité. On se sent moins vulnérables. » Un atout dans le maintien de la fertilité des sols A quelques enclaves de là vit la famille Stankovic qui possède depuis quelques mois un cheptel de ovins à l’instar de neuf autres familles du Kosovo. Milos, le père de famille est entouré d’une drôle de troupe. Cinq moutons, posés sur quatre fines pattes montées sur une grosse pelote de laine. Leurs nez viennent doucement à la rencontre de la main tendue de l’agriculteur pendant qu’il parle avec Svetlana, directrice de la soupe diocésaine qui copilote le projet. Il lui confirme les bénéfices de sa nouvelle activité : « En plus des ressources directes que cet élevage procure, lait, fromage et laine, les moutons sont un atout dans le maintien de la fertilité de nos sols par le transfert des matières organiques animales vers les terres de culture. » Super-Biquettes Debout avant le lever du soleil, Marina commence sa journée par l’allumage du feu et la traite des cinq chèvres qu’elle a reçues au printemps dernier grâce à Solidarité Kosovo. Son quotidien de bergère et de maman est bien rempli. Il est 9 heures et trois petits bambins, Luna, Mirko et Sacha, encore tout endormis viennent la rejoindre dans la cuisine. Ils avalent leurs bols de lait de chèvre et croquent à pleine dents dans leurs tartines de beurre jaune comme le soleil pendant que Marina s’affaire aux fourneaux. Cuillère en bois à la main, elle mélange délicatement dans une casserole cuivrée le lait de la traite matinale aux ferments et à la pressure. Les crottins de chèvre sont en marche. En attendant, l’odeur du lait de chèvre très prononcée n’a vraiment pas l’air de déranger la famille. « Les enfants sont si heureux et fiers d’avoir des chèvres. Ils s’amusent beaucoup avec et en prennent soin aussi. Ils les ont baptisés de « Super-Biquettes » » explique Marina dans un éclat de rire. L’heure tourne et le devoir l’appelle à nouveau dans l’abri, c’est l’heure de la coupe de bois et de foin. Sous les yeux attentifs et admiratifs de ses enfants, Marina s’applique au travail, « heureuse de pouvoir mieux nourrir sa famille grâce aux chèvres ». Quatre autres familles des enclaves sont devenues propriétaires d’un cheptel caprin grâce au programme agricole de Solidarité Kosovo. Souhaitons-leur les mêmes récoltes et les mêmes joies que celles de Marina et de ses trois enfants.
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25 février 2025
Coup de projecteur sur Myriam Bergerot, professeur aussi passionné qu'inspirant, dont l'initiative de l'action des cartes de vœux aux enfants du Kosovo-Métochie a apporté une lumière d'espoir supplémentaire au convoi d’hiver.
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11 février 2025
Les élèves du cours Bienheureux Charles d'Autriche ont participé à une belle initiative pour célébrer les fêtes de fin d’année. Sous la houlette de leur professeur, Myriam Bergerot, ils ont confectionné des cartes de vœux originales, agrémentées de messages chaleureux pour souhaiter un joyeux Noël ainsi que tous leurs vœux de santé et de paix aux enfants du Kosovo-Métochie. Remises par nos volontaires lors du convoi d’hiver, ces précieuses correspondances ont été accueillies sur place avec une émotion palpable. Un message de solidarité et de fraternité Ce matin, il y a du givre sur les vitres de la classe. A l’école de Kamenica, on attend une livraison spéciale. L’impatience grandit du côté des élèves de Monsieur Dimitrijevic qui poursuit, impassible, le cours de français dont il est l’enseignant. On frappe à la porte de la classe. Ce sont les bénévoles de Solidarité Kosovo qui s’étaient annoncés la veille. Les élèves se lèvent comme un seul homme en signe de respect avant même que la porte s’ouvre. Les jeunes français entrent les bras chargés de fournitures scolaires. Frémissement dans les rangs. Les cartons s’empilent sur l’estrade et les bénévoles s’alignent naturellement les uns à côté des autres offrant en guise de premier contact un sourire large et chaleureux aux élèves serbes un peu plus intimidés. Sterenn, notre volontaire venue de Bretagne, remet à M Dimitrijevic le contenu de son sac à dos. « Voici Monsieur un colis atypique, beau et précieux venu tout droit de France à l’attention de vos élèves ». Le professeur incline délicatement la tête en signe de remerciements et dans un silence de plomb découvre les cartes de vœux. Déjà, ses yeux sont embués. Bons Baisers d’Angers Au compte-goutte, le professeur distribue les cartes après les avoir contemplées, retournées et admirées. A leur tour, les élèves s’enthousiasment des couleurs, des formes, des textures et de la créativité dont ont fait preuve leurs camarades français dans la réalisation de ces cartes de vœux. « C’est très joli ! c’est comme un bijou pour moi, merci beaucoup ! » confie Anastasia faisant monter le rose à ses jolies joues. Chacun est invité à lire sa carte. Séquence émotion. Certaines voix tremblent, d’autres vibrent. Toutes expriment une émotion intense. Boris a son tour s’exprime:« Cette carte, elle est belle et elle a aussi un beau message. C’est la preuve que l’on n’est pas abandonné de tous, que quelqu’un prie aussi pour nous. » Très émus par ce geste inattendu, d’un commun accord, les élèves et M Dimitrijevic ont choisi de décorer les murs de leur classe avec les cartes de vœux venus de France afin d’être entourés tout au long de l’année de l’empathie, de la tendresse et de l’espoir exprimés par les élèves du cours Bienheureux Charles d'Autriche. La sonnerie retentit. C’est la fin des cours. Avant que les élèves ne quittent la classe, Monsieur Dimitrijevic n’a qu’un seul prérequis pour demain: rapporter le plus joli cadre de la maison ! Comme promis aux élèves de Kamenica et à leur professeur, Solidarité Kosovo se fait l’écho de leur profonde reconnaissance et leur transmets toutes leurs plus belles pensées.
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20 janvier 2025
En attendant le récit des volontaires, découvrez toutes les photos de ce périple humanitaire rempli d'émotion, de joie et de partage avec les Serbes du Kosovo. Appréciez en images l'impact réel de votre engagement en faveur des chrétiens des enclaves et soyez en infiniment remerciés. Toute l'équipe de Solidarité Kosovo présente ses meilleurs vœux à chacune et chacun d’entre vous.
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13 novembre 2024
En collaboration avec une compagnie de théâtre belgradoise, Solidarité Kosovo lance la troisième édition de la campagne d’initiation au théâtre en milieu scolaire visant à familiariser les enfants avec le spectacle vivant et à travers ses pratiques, améliorer les apprentissages notamment langagiers. Une occasion inespérée d’assister à une pièce L’ambiance est à la fête dans l’école de Gracanica. Dans la cours de récréation, des élèves tanguent en discutant fort. « C’est où le théâtre ? », entend-on à droite. « Dans la classe des CM2 ! », répond-on à gauche. Ils se pressent dans les couloirs pour arriver premiers devant la porte « comme jamais ils ne l’avaient fait auparavant », s’amuse Sanela, leur maitresse. A l’intérieur, la vedette du jour, Milan, à l’air d’un conférencier ou d’un professeur, il est en réalité comédien. En veston, chemise et blues jean, il accueille les élèves d’une voix grave et chaleureuse, les bras ouverts, invitant à s’installer. Deux blocs de chaises séparés font office de lieux d’assises pour cette représentation exceptionnelle réservée aux classes de primaire et de secondaire. Le jeune public est en place, la troupe fait son entrée. Frémissements dans les rangs. Le spectacle commence. Durant une heure trente, les élèves sont restés médusés devant la performance des artistes. « C’est la première fois que j’assiste à une pièce de théâtre. C’est une belle expérience, comme un voyage » confie timidement Sofia. Le théâtre fait grandir Les impressions des spectateurs sont unanimes et partagés par les enseignants. « La pratique du théâtre en milieu scolaire n’est pas juste divertissante, elle est également bénéfique sur plusieurs niveaux, notamment celui du langage et de la construction de l’enfant », souligne la maitresse Dijana. Après la pause déjeuner, tous se retrouvent au même endroit mais pas au même poste. « C’est le moment d’inverser les rôles. En scène les enfants ! » se réjouit Milan. Articulation, hauteur de voix et ton donné, les comédiens en herbe s’imprègnent des précieux conseils de leur metteur en scène. Curieux, amusés et enthousiastes, ils s’essaient sur une tirade de Cyrano traduite en serbe : « « C’est un roc ! … c’est un pic ! … c’est un cap ! Que dis-je, c’est un cap ? … C’est une péninsule ! » En enfilade, les enfants interprètent plein poumons puis pouffent de rire et haussent les épaules. Suivant ! Comme lors des précédentes éditions, l’initiation au théâtre en milieu scolaire s’est déroulée dans un climat studieux et convivial pour le plus grand bonheur des enfants. Les professeurs remarquent que la confiance en soi et l’estime de soi sont les premiers gains personnels qui découlent de cette pratique. « Les enfants se construisent au travers de cette expérience dont ils se souviendront toute leur vie. Ils prennent confiance en eux au travers de l’émulsion de groupe, de projet. » En plus de participer à leur développement, cette opération contribue à restaurer la fierté de ces enfants habitués à être relégués dans les enclaves à des citoyens de seconde zone.
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09 octobre 2024
Début septembre. Alors que la rentrée approchait au Kosovo pour les 15.000 élèves serbes, les familles les plus modestes comptaient leurs sous. Afin de les soutenir, Solidarité Kosovo a reconduit l’opération « Cartables solidaires » pour la troisième année consécutive. Cartables, trousses, stylos, feuilles, cahiers, calculatrices, … d’une valeur d’environ 10.000€ ont été distribués aux élèves issus des foyers les plus fragiles pour leur offrir un meilleur départ. Succès de la 3e édition « Quasiment tout est parti en une heure », se réjouissent Milovan et le Père Stevo qui avaient passé deux semaines entières à l’entrepôt humanitaire de Gracanica pour réunir, trier et préparer les kits scolaires gratuits à destination de 120 familles des enclaves sélectionnées sur critères sociaux. Parmi les bénéficiaires, Tea, élève et originaire de l’enclave de Novo Brdo où se déroule la distribution, est venue avec son frère Marko. Ils sont surpris de recevoir, en plus du cartable, des cahiers, une trousse, crayons, un tube de colle… « L’année dernière, ma cousine m’avait fait cadeau de son cartable mais depuis il s’est déchiré », confie Tea en regardant amoureusement son nouveau sac. « Maman et papa vont être soulagés » assure-t-elle le regard pétillant derrière ses petites lunettes rondes. Rentrée scolaire, une épreuve pour les familles Car qui dit rentrée dit dépenses. Pour les familles des enclaves qui vivent toutes dans une grande précarité, l'achat d'un cartable est une dépense importante voire parfois impossible. Dans ces foyers, la rentrée scolaire est vécue comme une pression supplémentaire. En leur offrant un cartable, les enfants reçoivent plus qu'un simple objet matériel. C’est en réalité toute la famille qui bénéficie d’une aide. Les enfants équipés d’un cartable et de l’indispensable scolaire sont plus enclins à être motivés et engagés dans leur apprentissage. Ils se sentent égaux à leurs camarades. De plus, la charge financière des parents en difficulté est nettement allégée. Merci aux donateurs Comme nous l’avions promis aux familles bénéficiaires de l’opération « Cartables Solidaires », Solidarité Kosovo se fait l’écho de leur reconnaissance. Maman de trois enfants inscrits en primaire, Divna a souhaité témoigner sa gratitude: « Un cartables, des crayons, sont peut-être ailleurs des objets insignifiants… mais pour nous, ici, cela fait une grande différence dans notre vie quotidienne. Grâce à ce don, nous avons affronté l’épreuve de la rentrée scolaire avec dignité. Il est difficile d’exprimer à quel point chaque cartable compte, chaque geste de solidarité compte. À travers eux, vous nous apportez l’espoir, la compassion et le soutien dont nous avons tant besoin. Chers donateurs de Solidarité Kosovo, soyez-en vivement remerciés », termine-t-elle les yeux embués de larmes.
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25 septembre 2024
Lundi 2 septembre. À Lepina, les cœurs sont en joie. Les élèves et enseignants de l'établissement "Vuk Karadžić" font leur rentrée dans une école complètement rénovée. L’aboutissement d’un chantier de réhabilitation de 72.000 euros. Il est 8 h 20 et les premiers enfants arrivent dans la cour de l’école. Les camionnettes des artisans ont disparu et laissent le champ libre à une centaine d'élèves qui découvrent leur école rénovée. Un grand moment d’émotion pour les petits, ainsi que pour la directrice Zorica Talić. «C’est un mélange de fierté, d’enthousiasme et de soulagement», confie-t-elle. En six mois, l’ancien bâtiment a été totalement rénové pour offrir plus de sécurité et de confort. Le coût de l’ouvrage s’élève à 72000 euros et aura permis le remplacement de la menuiserie, de la toiture, des toilettes, des installations électriques et la réfection complète du gymnase. Plus de sécurité, plus de confort « Avant, nous faisions classe dans des salles délabrées aux vitres cassées, aux murs fissurés et infiltrés d’eau. C’était insalubre. On était tout le temps malades, grands comme petits. Nous terminions l’école dans un sale état : les yeux gonflés, le nez qui coule et la gorge enrouée » se rappelle Anja, enseignante, les larmes aux yeux. « Je suis émue de redécouvrir mon école, saine et belle » ajoute-t-elle. Mutualisation des locaux scolaires Les travaux menés sur le bâti scolaire de Lepina ont développé non seulement la qualité mais aussi la capacité d’accueil avec des espaces neufs et inoccupés. Une vacance qui a fait germer l’idée d’accueillir de nouveaux usagers dans l’école. C’est ainsi que l’établissement préscolaire « Sunce » occupera une partie des locaux scolaires disponibles pendant que le lycée agricole profitera lui aussi des nouvelles installations du gymnase.Cette mise en commun symbolise une volonté de partager au plus grand nombre les bénéfices de la rénovation de l’école. Elle est l’expression d’une solidarité très forte qui existe entre les écoles serbes du Kosovo. Elles qui avaient été précipitées dans le chaos après la guerre et la mainmise de Pristina sur le patrimoine scolaire. Grâce à cette entraide et au soutien indéfectible de Solidarité Kosovo, les établissements scolaires se relèvent les uns après les autres pour accomplir la plus grande des missions, préparer l’avenir serbe au Kosovo. La 53e école rénovée par Solidarité KosovoL’éducation est une priorité absolue pour Solidarité Kosovo. Main dans la main avec le diocèse du Kosovo, elle agit depuis 13 ans au service de l’enfance et de l’éducation - au service du renouveau et de la continuité- à travers l’opération de rénovation des établissements scolaires. Depuis la première école rénovée à Straža en 2012 jusqu’à celle tout récemment réhabilitée de Lepina, 53 infrastructures scolaires ont bénéficié de l’aide de Solidarité Kosovo pour permettre aux petits chrétiens de s’instruire dans de conditions sûres, dignes et décentes. Plus qu’une écoleDans le contexte des enclaves du Kosovo, l’école n’est pas seulement un lieu d’apprentissage, c’est un lieu de vie et de culture. Elle représente un «refuge » où les enfants se sociabilisent et brisent leur isolement en retrouvant leurs camarades. C’est aussi un lieu de transmission de l’histoire, de la culture chrétienne et de langue serbe qui sont en passe d’être gommées au Kosovo. Pour toutes ces raisons, l’école dans les enclaves du Kosovo est précieuse car elle représente à la fois une bouffée d’oxygène pour les enfants et une promesse d’avenir pour leur communauté.
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11 septembre 2024
Comme chaque année depuis maintenant douze ans, Solidarité Kosovo offre des vacances à quarante-deux enfants des enclaves serbes du Kosovo. Choisis sur des critères de pauvreté et de mérite scolaire, c’est dans la joie qu’ils découvrent la mer pour la première fois au Monténégro. Pourtant, de mauvaises nouvelles sont venues troubler ces vacances. Le car serpente sur les routes sinueuses entre le Kosovo et le Monténégro. À son bord, quarante-deux enfants et leurs accompagnateurs se sont levés très tôt le matin pour entreprendre ce long voyage. Pourquoi le Monténégro ? Pour ses paysages grandioses, pour sa langue, similaire à celle des voyageurs, pour son patrimoine culturel, mais aussi parce que les Serbes n’ont pas besoin de passeport pour s’y rendre. Parce que ces voyageurs ne sont pas n’importe qui. Ce sont des enfants du Kosovo et de Métochie qui vont passer leurs premières vacances à l’étranger, leur premier séjour au bord de la mer. Dans le bus, les encadrants ne regardent plus l’extérieur par la fenêtre, mais la réaction des enfants qui la découvrent pour la première fois. Entre les montagnes les reflets font briller l’Adriatique sous le soleil. Découvrir la mer Bouche bée, les visages collés contre les vitres, les jeunes chrétiens voient la grande étendue d’eau salée se rapprocher jusqu’à ce qu’il soit temps de descendre du bus. Arrivés à l’hôtel, la fébrilité gagne le groupe. Les accompagnateurs rompus à l’exercice organisent les prochaines étapes. Il faut répartir tout ce petit monde dans les chambres et distribuer à chacun un sac contenant des affaires de plage, quelques vêtements, de la crème solaire, une casquette... Les enfants se dépêchent de prendre possession de leurs chambres, de ranger leurs affaires et d’enfiler leur maillot de bain. Puis, à la file indienne, ils se dirigent à pas décidés vers le bord de mer. Ceux qui savent nager n’attendent pas et se jettent à l’eau. Pour les autres, première leçon de natation ! Ils se tiennent du bout des bras à des flotteurs reliés par une corde pour apprendre à flotter, puis à battre des jambes, puis à lâcher pour avancer. Ils ne feront pas la course, mais ils peuvent déjà profiter des joies de la baignade. Le séjour commence sous les meilleurs auspices et rien ne saurait ternir cette semaine de vacances tant attendue et tellement méritée. Pourtant, des appels inquiétants auront raison de cette tranquillité. Des actes de malveillance Les parents des participants à la classe de mer ont reçu des coups de téléphone sinistres et menaçants. Des inconnus les ont appelés pour leur dire qu’ils savaient où se trouvaient leurs enfants et qu’ils pouvaient craindre le pire. Une fois prévenus, les organisateurs ont porté l’affaire devant la police monténégrine qui a ouvert une enquête, qui est venue à l’hôtel s’assurer que les jeunes n’étaient pas en danger et assurer la surveillance du reste du séjour. Rassuré, le groupe a pu reprendre le fil de ses activités sous la vigilance accrue des volontaires de Solidarité Kosovo. C’est dans ces conditions que la création d’équipes pour le tournoi sportif prend un autre sens. Composés d’enfants de tous les âges, les aînés veillent sur les plus jeunes et gardent en permanence un œil sur eux. C’est une sécurité supplémentaire qui a permis le bon déroulement des épreuves. Des olympiades effrénées ! Il est hors de question de se laisser abattre par les mauvaises nouvelles. Chaque équipe, soudée et déterminée, a redoublé d’efforts pour remporter la course de relais, le parcours d’obstacles, le sprint et tous les autres défis du tournoi. Ces jeux sont l’occasion de mieux connaître ses camarades venant d’autres enclaves du Kosovo. Il ne s’agit pas seulement de savoir qui court vite, qui est fort, qui lance loin, mais surtout de créer dans l’effort de la compétition des liens de camaraderie et d’amitié qui dureront une fois rentrés chez eux. Car c’est une des raisons d’être de la classe de mer : offrir aux jeunes un cadre pour se rencontrer, échanger et agrandir un peu leur horizon. Cela passe également par des excursions dans toute la baie à la découverte de son histoire et de son patrimoine culturel et géographique. Culture et histoire Malheureusement, la traditionnelle visite du sous-marin yougoslave n’est plus possible car le musée a fermé ses portes. Qu’à cela ne tienne, les organisateurs ont plus d’un tour dans leur sac et ils ont réservé une jolie surprise aux enfants. Dans le centre-ville de Kotor et ses ruelles pavées où l’histoire résonne depuis au moins la présence des Romains, entre les palais centenaires et les églises millénaires, se trouve le départ du téléphérique. C’est avec beaucoup d’enthousiasme que les petits Serbes ont grimpé tour à tour à bord des nacelles pour entreprendre l’ascension du mont Lovcen. Au bout d’une dizaine de minutes, ils arrivent au sommet. La vue imprenable sur la baie de Kotor offre une perspective nouvelle à ceux qui ne la connaissaient que depuis la vallée. Des souvenirs inoubliables Personne ne veut repartir sans prendre une dernière photo alors que le soleil commence à disparaître derrière les montagnes et que sa lumière orangée colore la mer en contrebas. Mais toutes les bonnes choses ont une fin et déjà arrive le temps de la dernière soirée. Autour d’un repas traditionnel, on se rappelle de meilleurs moments du séjour, des exploits sportifs des uns et des prestations théâtrales des autres ; on échange les numéros de téléphone pour rester en contact une fois de retour au Kosovo ; on souhaite que la soirée ne se termine jamais et que ce moment de paix, malgré les menaces téléphoniques et le sentiment d’insécurité qui en a découlé, se poursuive encore quelques heures avant d’entreprendre le chemin du retour. Si Solidarité Kosovo a emmené six cents enfants au bord de la mer depuis ces douze dernières années, c’est grâce au soutien indéfectible de ses donateurs qui, été après été, offrent le séjour à des jeunes méritants et courageux. Cette bouffée d’air frais dans leur quotidien souvent difficile est une grande joie qui, même si elle est éphémère, donne un souffle nouveau à l’année suivante, sublimée par des amis précieux et des souvenirs inoubliables. Merci aux donateurs de Solidarité Kosovo qui garantissent le succès de cette opération historique de l’association. Les sourires de tous les enfants leur sont dédiés. Hvala puno, merci beaucoup !
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LE CONVOI DE NOËL: DANS LE FROID ET LA JOIE !03 janvier 2026
Durant une semaine, huit volontaires français ont parcouru le Kosovo, apportant une aide concrète aux enclaves serbes. Ils ont distribué des fournitures scolaires, des poêles à bois et des animaux à des familles démunies et isolées et apporté un peu de joie de Noël.
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Grâce à Solidarité Kosovo le club d’athlétisme de Priluzje est une pépinière de champions20 mai 2025
Le club d'athlétisme de Priluzje n’en finit pas d’aligner ses champions ! Après une médaille d’or remportée aux jeux paralympiques en Italie, deux jeunes Serbes du Kosovo sont montés sur la plus haute marche du podium le 23 février à Belgrade lors du championnat national. Des titres de n°1 qui récompensent les efforts des athlètes et également le soutien apporté par Solidarité Kosovo en faveur du club de Priluzje depuis plus de dix ans. Ne jamais oublier d'où l'on vient À Priluzje, un village près de Pristina, vivent deux champions nationaux d’athlétisme. Uroš Mašić, tout juste titré champion de Serbie du 800 mètres, et Mihajlo Stević, le champion national dans la catégorie espoir. Uros n'a que 18 ans, il est étudiant à la Faculté des sports et de l'éducation physique de Pristina, basée à Leposavic. "L'histoire, ça s'écrit toujours dans un club pour tous les athlètes. Moi, ça fait bien 9 ans que je suis licencié à celui de Priluzje et que je m’y entraine tous les jours. Mine de rien, j’y déjà passé la moitié de ma vie". Même si, comme il le souligne, les conditions d'entraînement ne sont pas idéales à Prilužje, l'amour pour son village natale et le maillot de l'équipe nationale l'emporte. Un attachement à son village que les gens du pays lui rendent bien. « Ces mômes se sont notre fierté et pour nos enfants, des modèles. Ils sont preuve qu’on peut être Serbe du Kosovo et champion ! » s’enthousiasme le concierge du club. Une décennie de partenariat avec Solidarité Kosovo « Il y a un manque de liberté pour les Serbes au Kosovo, vous voyez comment nous vivons et où nous vivons. C'est difficile de s'entraîner ici, mais nous luttons et nous nous battons autant que possible et nous ne nous arrêterons pas », assure Uros. Dans ce combat, le champion et son club savent qu’ils peuvent compter sur le soutien de Solidarité Kosovo pour les aider à améliorer les conditions techniques des entrainements et le matériel sportif onéreux. Partenaire depuis une décennie, Solidarité Kosovo n’a eu de cesse de renforcer son engagement auprès du Club de Priluzje à travers un grand nombre de financement et de donations. La plus récente d’entre elles étant l’achat de chaussures de compétition, remises à chaque athlète en lice pour le championnat national. Un petit plus technique qu’ils n’auraient jamais pu s’octroyer. Le club d’athlétisme de Priluzje et Solidarité Kosovo ont de fortes valeurs en partage l’esprit d’équipe, le respect, la convivialité, la culture de l’effort et du dépassement. Culture de l’effort et du dépassement « Le soutien de Solidarité Kosovo représente une plus-value technique et une plus-value humaine. Ensemble nous sommes plus forts. L’aide morale et technique qui nous a été manifestée depuis tant d’années s’est transformée à la force de leurs talents et de leurs efforts. Les excellentes performances accomplies en sont la preuve ! » explique avec fierté le Président du club d’athlétisme de Priluzje, Dejan Dimitrijević. Pour ce passionné de la course, l'amour pour ce sport ne vient pas du jour au lendemain. « L’athlétisme ne fait pas partie des sports populaires car il exige beaucoup d'efforts et de sacrifices. On ne dit pas qu'on fait de l'athlétisme, mais qu'on la pratique. Il ne faut pas oublier que c’est un sport individuel, dans lequel on ne peut pas profiter, d'une certaine façon, d'une dynamique collective. On ne peut pas se cacher. Le moindre défaut dans l'investissement est immédiatement sanctionné. Si vous rajoutez à cela nos conditions d’entrainement très modestes alors il faut avoir un mental d’acier pour se construire en athlète et devenir champion !» Les entrainements ont lieu dans la salle du club. « Mais nous nous y entraînons que lorsque la météo est mauvaise, quand il pleut,… le reste du temps, les routes du village sont nos couloirs de course préférés. » Une confidence qui a dérouté plus d’un curieux qui se demandaient où les jeunes champions du Kosovo s’entrainent pour avoir d’aussi bons résultats. Porter leurs ambitions à la plus grande échelle Sur les traces de Mašić, Mihajlo Stević, un peu plus jeune que lui, est originaire de Prilužje et champion de Serbie du 800 mètres dans la catégorie des espoirs. Mihajlo étudie à la faculté de médecine de Plemetina et pratique l'athlétisme depuis six ans. « La vie au Kosovo est vraiment difficile, les jeunes quittent de plus en plus les villages pour travailler à l'étranger. Mais je me bats et je resterai ici aussi longtemps que possible, car mes racines sont ici, tout ce qui est précieux pour moi se trouve au Kosovo et j'essaierai de rester ici et de survivre », déclare le jeune champion à l’instar d’Uros. Après avoir brillés au championnat de Serbie, les deux jeunes athlètes sont déjà au travail et se concentrent sur leur prochain objectif, les championnats européens. Souhaitons-leur bon vent et… chaud devant ! Les donateurs de Solidarité Kosovo peuvent se flatter d’avoir grâce à leur générosité aider des athlètes Serbes du Kosovo à remporter trois médailles d’or et une visibilité internationale. Soyez-en infiniment remerciés ! Ivan Cvetković à fond dans la course ! Le club d'athlétisme « Prilužje » a été créé en 2012 et compte aujourd'hui une vingtaine de membres. Outre les enfants des villages environnants, on compte également des membres de Straža, un village de Kosovsko Pomoravlje, parmi lesquels figure le champion d'Europe de para-athlétisme sur 400 mètres, Ivan Cvetković. Il a réalisé un exploit exceptionnel lors de la compétition « Jesolo 2024 WPA Grand Prix - Italian Open », en remportant la médaille d'or du 400 mètres. Cvetković a impressionné par sa vitesse et son adresse, réalisant un temps record de 51,49 secondes.
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L'élevage, un rempart contre la pauvreté18 mars 2025
La distribution de bétails est, avec le don de serres agricoles, un des chevaux de bataille de Solidarité Kosovo pour sortir les familles des enclaves de la misère et les aider à tendre vers l’autonomie alimentaire. En 2024, plus de 30 foyers chrétiens ont reçu une ou plusieurs bêtes d’élevage grâce aux 55.000€ récoltés auprès de nos donateurs en faveur de ce dispositif de soutien agricole. Pour sortir durablement de la pauvreté Offrir un animal d’élevage c’est donner un capital à une famille auquel elle peut s’accrocher pour sortir de la misère. C’est le leitmotiv de l’opération de distribution de bétails aux familles les plus vulnérables du Kosovo-Métochie. La force de cette action est de responsabiliser les bénéficiaires dès le début du projet, d’éviter l’assistanat. Les femmes et les hommes qui reçoivent les animaux s’engagent à les élever et à adopter des pratiques d’élevage respectueuses du bien-être animal. « Nous nous sentons moins vulnérables » Edita et sa famille sont devenus propriétaires en novembre dernier d’une vache laitière tout comme 18 autres foyers serbes. « Notre vache, on la traite comme un membre de la famille. Depuis son arrivée, on se sent sécurisé. Elle nous a déjà tant apportée », confie la vieille femme en caressant tendrement l’animal. « Le lait qu’elle donne représente des protéines essentielles dont bénéficie toute notre famille. Parfois, si la traite est bonne, j’arrive à en ressortir un litre de plus que je troque à ma voisine contre de bons œufs. C’est une évidence, depuis que nous avons notre vache, nous nous nourrissons mieux en quantité et en qualité. On se sent moins vulnérables. » Un atout dans le maintien de la fertilité des sols A quelques enclaves de là vit la famille Stankovic qui possède depuis quelques mois un cheptel de ovins à l’instar de neuf autres familles du Kosovo. Milos, le père de famille est entouré d’une drôle de troupe. Cinq moutons, posés sur quatre fines pattes montées sur une grosse pelote de laine. Leurs nez viennent doucement à la rencontre de la main tendue de l’agriculteur pendant qu’il parle avec Svetlana, directrice de la soupe diocésaine qui copilote le projet. Il lui confirme les bénéfices de sa nouvelle activité : « En plus des ressources directes que cet élevage procure, lait, fromage et laine, les moutons sont un atout dans le maintien de la fertilité de nos sols par le transfert des matières organiques animales vers les terres de culture. » Super-Biquettes Debout avant le lever du soleil, Marina commence sa journée par l’allumage du feu et la traite des cinq chèvres qu’elle a reçues au printemps dernier grâce à Solidarité Kosovo. Son quotidien de bergère et de maman est bien rempli. Il est 9 heures et trois petits bambins, Luna, Mirko et Sacha, encore tout endormis viennent la rejoindre dans la cuisine. Ils avalent leurs bols de lait de chèvre et croquent à pleine dents dans leurs tartines de beurre jaune comme le soleil pendant que Marina s’affaire aux fourneaux. Cuillère en bois à la main, elle mélange délicatement dans une casserole cuivrée le lait de la traite matinale aux ferments et à la pressure. Les crottins de chèvre sont en marche. En attendant, l’odeur du lait de chèvre très prononcée n’a vraiment pas l’air de déranger la famille. « Les enfants sont si heureux et fiers d’avoir des chèvres. Ils s’amusent beaucoup avec et en prennent soin aussi. Ils les ont baptisés de « Super-Biquettes » » explique Marina dans un éclat de rire. L’heure tourne et le devoir l’appelle à nouveau dans l’abri, c’est l’heure de la coupe de bois et de foin. Sous les yeux attentifs et admiratifs de ses enfants, Marina s’applique au travail, « heureuse de pouvoir mieux nourrir sa famille grâce aux chèvres ». Quatre autres familles des enclaves sont devenues propriétaires d’un cheptel caprin grâce au programme agricole de Solidarité Kosovo. Souhaitons-leur les mêmes récoltes et les mêmes joies que celles de Marina et de ses trois enfants.
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ENTRETIEN AVEC MYRIAM BERGEROT, PROFESSEUR D'HISTOIRE25 février 2025
Coup de projecteur sur Myriam Bergerot, professeur aussi passionné qu'inspirant, dont l'initiative de l'action des cartes de vœux aux enfants du Kosovo-Métochie a apporté une lumière d'espoir supplémentaire au convoi d’hiver.
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À Angers, les élèves jouent la carte de la solidarité11 février 2025
Les élèves du cours Bienheureux Charles d'Autriche ont participé à une belle initiative pour célébrer les fêtes de fin d’année. Sous la houlette de leur professeur, Myriam Bergerot, ils ont confectionné des cartes de vœux originales, agrémentées de messages chaleureux pour souhaiter un joyeux Noël ainsi que tous leurs vœux de santé et de paix aux enfants du Kosovo-Métochie. Remises par nos volontaires lors du convoi d’hiver, ces précieuses correspondances ont été accueillies sur place avec une émotion palpable. Un message de solidarité et de fraternité Ce matin, il y a du givre sur les vitres de la classe. A l’école de Kamenica, on attend une livraison spéciale. L’impatience grandit du côté des élèves de Monsieur Dimitrijevic qui poursuit, impassible, le cours de français dont il est l’enseignant. On frappe à la porte de la classe. Ce sont les bénévoles de Solidarité Kosovo qui s’étaient annoncés la veille. Les élèves se lèvent comme un seul homme en signe de respect avant même que la porte s’ouvre. Les jeunes français entrent les bras chargés de fournitures scolaires. Frémissement dans les rangs. Les cartons s’empilent sur l’estrade et les bénévoles s’alignent naturellement les uns à côté des autres offrant en guise de premier contact un sourire large et chaleureux aux élèves serbes un peu plus intimidés. Sterenn, notre volontaire venue de Bretagne, remet à M Dimitrijevic le contenu de son sac à dos. « Voici Monsieur un colis atypique, beau et précieux venu tout droit de France à l’attention de vos élèves ». Le professeur incline délicatement la tête en signe de remerciements et dans un silence de plomb découvre les cartes de vœux. Déjà, ses yeux sont embués. Bons Baisers d’Angers Au compte-goutte, le professeur distribue les cartes après les avoir contemplées, retournées et admirées. A leur tour, les élèves s’enthousiasment des couleurs, des formes, des textures et de la créativité dont ont fait preuve leurs camarades français dans la réalisation de ces cartes de vœux. « C’est très joli ! c’est comme un bijou pour moi, merci beaucoup ! » confie Anastasia faisant monter le rose à ses jolies joues. Chacun est invité à lire sa carte. Séquence émotion. Certaines voix tremblent, d’autres vibrent. Toutes expriment une émotion intense. Boris a son tour s’exprime:« Cette carte, elle est belle et elle a aussi un beau message. C’est la preuve que l’on n’est pas abandonné de tous, que quelqu’un prie aussi pour nous. » Très émus par ce geste inattendu, d’un commun accord, les élèves et M Dimitrijevic ont choisi de décorer les murs de leur classe avec les cartes de vœux venus de France afin d’être entourés tout au long de l’année de l’empathie, de la tendresse et de l’espoir exprimés par les élèves du cours Bienheureux Charles d'Autriche. La sonnerie retentit. C’est la fin des cours. Avant que les élèves ne quittent la classe, Monsieur Dimitrijevic n’a qu’un seul prérequis pour demain: rapporter le plus joli cadre de la maison ! Comme promis aux élèves de Kamenica et à leur professeur, Solidarité Kosovo se fait l’écho de leur profonde reconnaissance et leur transmets toutes leurs plus belles pensées.
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Solidarité Kosovo vous ouvre les portes de l'aventure du convoi de Noël!20 janvier 2025
En attendant le récit des volontaires, découvrez toutes les photos de ce périple humanitaire rempli d'émotion, de joie et de partage avec les Serbes du Kosovo. Appréciez en images l'impact réel de votre engagement en faveur des chrétiens des enclaves et soyez en infiniment remerciés. Toute l'équipe de Solidarité Kosovo présente ses meilleurs vœux à chacune et chacun d’entre vous.
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De retour dans les écoles, le théâtre fait classe comble !13 novembre 2024
En collaboration avec une compagnie de théâtre belgradoise, Solidarité Kosovo lance la troisième édition de la campagne d’initiation au théâtre en milieu scolaire visant à familiariser les enfants avec le spectacle vivant et à travers ses pratiques, améliorer les apprentissages notamment langagiers. Une occasion inespérée d’assister à une pièce L’ambiance est à la fête dans l’école de Gracanica. Dans la cours de récréation, des élèves tanguent en discutant fort. « C’est où le théâtre ? », entend-on à droite. « Dans la classe des CM2 ! », répond-on à gauche. Ils se pressent dans les couloirs pour arriver premiers devant la porte « comme jamais ils ne l’avaient fait auparavant », s’amuse Sanela, leur maitresse. A l’intérieur, la vedette du jour, Milan, à l’air d’un conférencier ou d’un professeur, il est en réalité comédien. En veston, chemise et blues jean, il accueille les élèves d’une voix grave et chaleureuse, les bras ouverts, invitant à s’installer. Deux blocs de chaises séparés font office de lieux d’assises pour cette représentation exceptionnelle réservée aux classes de primaire et de secondaire. Le jeune public est en place, la troupe fait son entrée. Frémissements dans les rangs. Le spectacle commence. Durant une heure trente, les élèves sont restés médusés devant la performance des artistes. « C’est la première fois que j’assiste à une pièce de théâtre. C’est une belle expérience, comme un voyage » confie timidement Sofia. Le théâtre fait grandir Les impressions des spectateurs sont unanimes et partagés par les enseignants. « La pratique du théâtre en milieu scolaire n’est pas juste divertissante, elle est également bénéfique sur plusieurs niveaux, notamment celui du langage et de la construction de l’enfant », souligne la maitresse Dijana. Après la pause déjeuner, tous se retrouvent au même endroit mais pas au même poste. « C’est le moment d’inverser les rôles. En scène les enfants ! » se réjouit Milan. Articulation, hauteur de voix et ton donné, les comédiens en herbe s’imprègnent des précieux conseils de leur metteur en scène. Curieux, amusés et enthousiastes, ils s’essaient sur une tirade de Cyrano traduite en serbe : « « C’est un roc ! … c’est un pic ! … c’est un cap ! Que dis-je, c’est un cap ? … C’est une péninsule ! » En enfilade, les enfants interprètent plein poumons puis pouffent de rire et haussent les épaules. Suivant ! Comme lors des précédentes éditions, l’initiation au théâtre en milieu scolaire s’est déroulée dans un climat studieux et convivial pour le plus grand bonheur des enfants. Les professeurs remarquent que la confiance en soi et l’estime de soi sont les premiers gains personnels qui découlent de cette pratique. « Les enfants se construisent au travers de cette expérience dont ils se souviendront toute leur vie. Ils prennent confiance en eux au travers de l’émulsion de groupe, de projet. » En plus de participer à leur développement, cette opération contribue à restaurer la fierté de ces enfants habitués à être relégués dans les enclaves à des citoyens de seconde zone.
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Des cartables pour tous !09 octobre 2024
Début septembre. Alors que la rentrée approchait au Kosovo pour les 15.000 élèves serbes, les familles les plus modestes comptaient leurs sous. Afin de les soutenir, Solidarité Kosovo a reconduit l’opération « Cartables solidaires » pour la troisième année consécutive. Cartables, trousses, stylos, feuilles, cahiers, calculatrices, … d’une valeur d’environ 10.000€ ont été distribués aux élèves issus des foyers les plus fragiles pour leur offrir un meilleur départ. Succès de la 3e édition « Quasiment tout est parti en une heure », se réjouissent Milovan et le Père Stevo qui avaient passé deux semaines entières à l’entrepôt humanitaire de Gracanica pour réunir, trier et préparer les kits scolaires gratuits à destination de 120 familles des enclaves sélectionnées sur critères sociaux. Parmi les bénéficiaires, Tea, élève et originaire de l’enclave de Novo Brdo où se déroule la distribution, est venue avec son frère Marko. Ils sont surpris de recevoir, en plus du cartable, des cahiers, une trousse, crayons, un tube de colle… « L’année dernière, ma cousine m’avait fait cadeau de son cartable mais depuis il s’est déchiré », confie Tea en regardant amoureusement son nouveau sac. « Maman et papa vont être soulagés » assure-t-elle le regard pétillant derrière ses petites lunettes rondes. Rentrée scolaire, une épreuve pour les familles Car qui dit rentrée dit dépenses. Pour les familles des enclaves qui vivent toutes dans une grande précarité, l'achat d'un cartable est une dépense importante voire parfois impossible. Dans ces foyers, la rentrée scolaire est vécue comme une pression supplémentaire. En leur offrant un cartable, les enfants reçoivent plus qu'un simple objet matériel. C’est en réalité toute la famille qui bénéficie d’une aide. Les enfants équipés d’un cartable et de l’indispensable scolaire sont plus enclins à être motivés et engagés dans leur apprentissage. Ils se sentent égaux à leurs camarades. De plus, la charge financière des parents en difficulté est nettement allégée. Merci aux donateurs Comme nous l’avions promis aux familles bénéficiaires de l’opération « Cartables Solidaires », Solidarité Kosovo se fait l’écho de leur reconnaissance. Maman de trois enfants inscrits en primaire, Divna a souhaité témoigner sa gratitude: « Un cartables, des crayons, sont peut-être ailleurs des objets insignifiants… mais pour nous, ici, cela fait une grande différence dans notre vie quotidienne. Grâce à ce don, nous avons affronté l’épreuve de la rentrée scolaire avec dignité. Il est difficile d’exprimer à quel point chaque cartable compte, chaque geste de solidarité compte. À travers eux, vous nous apportez l’espoir, la compassion et le soutien dont nous avons tant besoin. Chers donateurs de Solidarité Kosovo, soyez-en vivement remerciés », termine-t-elle les yeux embués de larmes.
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La rentrée dans une école toute neuve25 septembre 2024
Lundi 2 septembre. À Lepina, les cœurs sont en joie. Les élèves et enseignants de l'établissement "Vuk Karadžić" font leur rentrée dans une école complètement rénovée. L’aboutissement d’un chantier de réhabilitation de 72.000 euros. Il est 8 h 20 et les premiers enfants arrivent dans la cour de l’école. Les camionnettes des artisans ont disparu et laissent le champ libre à une centaine d'élèves qui découvrent leur école rénovée. Un grand moment d’émotion pour les petits, ainsi que pour la directrice Zorica Talić. «C’est un mélange de fierté, d’enthousiasme et de soulagement», confie-t-elle. En six mois, l’ancien bâtiment a été totalement rénové pour offrir plus de sécurité et de confort. Le coût de l’ouvrage s’élève à 72000 euros et aura permis le remplacement de la menuiserie, de la toiture, des toilettes, des installations électriques et la réfection complète du gymnase. Plus de sécurité, plus de confort « Avant, nous faisions classe dans des salles délabrées aux vitres cassées, aux murs fissurés et infiltrés d’eau. C’était insalubre. On était tout le temps malades, grands comme petits. Nous terminions l’école dans un sale état : les yeux gonflés, le nez qui coule et la gorge enrouée » se rappelle Anja, enseignante, les larmes aux yeux. « Je suis émue de redécouvrir mon école, saine et belle » ajoute-t-elle. Mutualisation des locaux scolaires Les travaux menés sur le bâti scolaire de Lepina ont développé non seulement la qualité mais aussi la capacité d’accueil avec des espaces neufs et inoccupés. Une vacance qui a fait germer l’idée d’accueillir de nouveaux usagers dans l’école. C’est ainsi que l’établissement préscolaire « Sunce » occupera une partie des locaux scolaires disponibles pendant que le lycée agricole profitera lui aussi des nouvelles installations du gymnase.Cette mise en commun symbolise une volonté de partager au plus grand nombre les bénéfices de la rénovation de l’école. Elle est l’expression d’une solidarité très forte qui existe entre les écoles serbes du Kosovo. Elles qui avaient été précipitées dans le chaos après la guerre et la mainmise de Pristina sur le patrimoine scolaire. Grâce à cette entraide et au soutien indéfectible de Solidarité Kosovo, les établissements scolaires se relèvent les uns après les autres pour accomplir la plus grande des missions, préparer l’avenir serbe au Kosovo. La 53e école rénovée par Solidarité KosovoL’éducation est une priorité absolue pour Solidarité Kosovo. Main dans la main avec le diocèse du Kosovo, elle agit depuis 13 ans au service de l’enfance et de l’éducation - au service du renouveau et de la continuité- à travers l’opération de rénovation des établissements scolaires. Depuis la première école rénovée à Straža en 2012 jusqu’à celle tout récemment réhabilitée de Lepina, 53 infrastructures scolaires ont bénéficié de l’aide de Solidarité Kosovo pour permettre aux petits chrétiens de s’instruire dans de conditions sûres, dignes et décentes. Plus qu’une écoleDans le contexte des enclaves du Kosovo, l’école n’est pas seulement un lieu d’apprentissage, c’est un lieu de vie et de culture. Elle représente un «refuge » où les enfants se sociabilisent et brisent leur isolement en retrouvant leurs camarades. C’est aussi un lieu de transmission de l’histoire, de la culture chrétienne et de langue serbe qui sont en passe d’être gommées au Kosovo. Pour toutes ces raisons, l’école dans les enclaves du Kosovo est précieuse car elle représente à la fois une bouffée d’oxygène pour les enfants et une promesse d’avenir pour leur communauté.
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Une classe de mer mouvementée11 septembre 2024
Comme chaque année depuis maintenant douze ans, Solidarité Kosovo offre des vacances à quarante-deux enfants des enclaves serbes du Kosovo. Choisis sur des critères de pauvreté et de mérite scolaire, c’est dans la joie qu’ils découvrent la mer pour la première fois au Monténégro. Pourtant, de mauvaises nouvelles sont venues troubler ces vacances. Le car serpente sur les routes sinueuses entre le Kosovo et le Monténégro. À son bord, quarante-deux enfants et leurs accompagnateurs se sont levés très tôt le matin pour entreprendre ce long voyage. Pourquoi le Monténégro ? Pour ses paysages grandioses, pour sa langue, similaire à celle des voyageurs, pour son patrimoine culturel, mais aussi parce que les Serbes n’ont pas besoin de passeport pour s’y rendre. Parce que ces voyageurs ne sont pas n’importe qui. Ce sont des enfants du Kosovo et de Métochie qui vont passer leurs premières vacances à l’étranger, leur premier séjour au bord de la mer. Dans le bus, les encadrants ne regardent plus l’extérieur par la fenêtre, mais la réaction des enfants qui la découvrent pour la première fois. Entre les montagnes les reflets font briller l’Adriatique sous le soleil. Découvrir la mer Bouche bée, les visages collés contre les vitres, les jeunes chrétiens voient la grande étendue d’eau salée se rapprocher jusqu’à ce qu’il soit temps de descendre du bus. Arrivés à l’hôtel, la fébrilité gagne le groupe. Les accompagnateurs rompus à l’exercice organisent les prochaines étapes. Il faut répartir tout ce petit monde dans les chambres et distribuer à chacun un sac contenant des affaires de plage, quelques vêtements, de la crème solaire, une casquette... Les enfants se dépêchent de prendre possession de leurs chambres, de ranger leurs affaires et d’enfiler leur maillot de bain. Puis, à la file indienne, ils se dirigent à pas décidés vers le bord de mer. Ceux qui savent nager n’attendent pas et se jettent à l’eau. Pour les autres, première leçon de natation ! Ils se tiennent du bout des bras à des flotteurs reliés par une corde pour apprendre à flotter, puis à battre des jambes, puis à lâcher pour avancer. Ils ne feront pas la course, mais ils peuvent déjà profiter des joies de la baignade. Le séjour commence sous les meilleurs auspices et rien ne saurait ternir cette semaine de vacances tant attendue et tellement méritée. Pourtant, des appels inquiétants auront raison de cette tranquillité. Des actes de malveillance Les parents des participants à la classe de mer ont reçu des coups de téléphone sinistres et menaçants. Des inconnus les ont appelés pour leur dire qu’ils savaient où se trouvaient leurs enfants et qu’ils pouvaient craindre le pire. Une fois prévenus, les organisateurs ont porté l’affaire devant la police monténégrine qui a ouvert une enquête, qui est venue à l’hôtel s’assurer que les jeunes n’étaient pas en danger et assurer la surveillance du reste du séjour. Rassuré, le groupe a pu reprendre le fil de ses activités sous la vigilance accrue des volontaires de Solidarité Kosovo. C’est dans ces conditions que la création d’équipes pour le tournoi sportif prend un autre sens. Composés d’enfants de tous les âges, les aînés veillent sur les plus jeunes et gardent en permanence un œil sur eux. C’est une sécurité supplémentaire qui a permis le bon déroulement des épreuves. Des olympiades effrénées ! Il est hors de question de se laisser abattre par les mauvaises nouvelles. Chaque équipe, soudée et déterminée, a redoublé d’efforts pour remporter la course de relais, le parcours d’obstacles, le sprint et tous les autres défis du tournoi. Ces jeux sont l’occasion de mieux connaître ses camarades venant d’autres enclaves du Kosovo. Il ne s’agit pas seulement de savoir qui court vite, qui est fort, qui lance loin, mais surtout de créer dans l’effort de la compétition des liens de camaraderie et d’amitié qui dureront une fois rentrés chez eux. Car c’est une des raisons d’être de la classe de mer : offrir aux jeunes un cadre pour se rencontrer, échanger et agrandir un peu leur horizon. Cela passe également par des excursions dans toute la baie à la découverte de son histoire et de son patrimoine culturel et géographique. Culture et histoire Malheureusement, la traditionnelle visite du sous-marin yougoslave n’est plus possible car le musée a fermé ses portes. Qu’à cela ne tienne, les organisateurs ont plus d’un tour dans leur sac et ils ont réservé une jolie surprise aux enfants. Dans le centre-ville de Kotor et ses ruelles pavées où l’histoire résonne depuis au moins la présence des Romains, entre les palais centenaires et les églises millénaires, se trouve le départ du téléphérique. C’est avec beaucoup d’enthousiasme que les petits Serbes ont grimpé tour à tour à bord des nacelles pour entreprendre l’ascension du mont Lovcen. Au bout d’une dizaine de minutes, ils arrivent au sommet. La vue imprenable sur la baie de Kotor offre une perspective nouvelle à ceux qui ne la connaissaient que depuis la vallée. Des souvenirs inoubliables Personne ne veut repartir sans prendre une dernière photo alors que le soleil commence à disparaître derrière les montagnes et que sa lumière orangée colore la mer en contrebas. Mais toutes les bonnes choses ont une fin et déjà arrive le temps de la dernière soirée. Autour d’un repas traditionnel, on se rappelle de meilleurs moments du séjour, des exploits sportifs des uns et des prestations théâtrales des autres ; on échange les numéros de téléphone pour rester en contact une fois de retour au Kosovo ; on souhaite que la soirée ne se termine jamais et que ce moment de paix, malgré les menaces téléphoniques et le sentiment d’insécurité qui en a découlé, se poursuive encore quelques heures avant d’entreprendre le chemin du retour. Si Solidarité Kosovo a emmené six cents enfants au bord de la mer depuis ces douze dernières années, c’est grâce au soutien indéfectible de ses donateurs qui, été après été, offrent le séjour à des jeunes méritants et courageux. Cette bouffée d’air frais dans leur quotidien souvent difficile est une grande joie qui, même si elle est éphémère, donne un souffle nouveau à l’année suivante, sublimée par des amis précieux et des souvenirs inoubliables. Merci aux donateurs de Solidarité Kosovo qui garantissent le succès de cette opération historique de l’association. Les sourires de tous les enfants leur sont dédiés. Hvala puno, merci beaucoup !
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